Dans la nuit du 6 au 7 avril, une série d'incendies criminels a touché des installations électriques à Bourges (Cher) et dans une commune voisine, Chapelle-Saint-Ursin, selon BFM - Faits Divers. Ces actions incendiaires, qualifiées de « coordonnées et d'une particulière gravité » par la préfecture du Cher, ont eu lieu à proximité de sociétés fournissant l'armée française. Un tag antimilitariste a été peint sur un mur.

Ce qu'il faut retenir

  • Des incendies criminels ont touché des installations électriques à Bourges et dans une commune voisine.
  • Les incendies ont eu lieu à proximité de sociétés fournissant l'armée française.
  • Un tag antimilitariste a été peint sur un mur.
  • L'ultragauche a revendiqué les actes dans un texte antimilitariste et anti-impérialiste.
  • Le parquet de Paris s'est saisi de l'enquête, voyant dans ces départs de feu une « atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation ».

Les faits

Le 7 avril, autour de 4h du matin, des policiers ont constaté « deux départs de feu sur deux transformateurs situés à environ vingt mètres de distance l'un de l'autre sur la commune de La Chapelle-Saint-Ursin ». Le site était classé sensible, car les transformateurs alimentaient principalement les sociétés KNDS et MBDA, entreprises fournissant les armées. Une inscription à la peinture noire « actions contre la guerre » avait été laissée sur un mur.

À 4h55, « les policiers ont été requis pour un départ de feu sur un pylône électrique dans la zone commerciale de Saint-Doulchard ». Un grillage avait été sectionné et des câbles brûlés. Une vingtaine de pompiers ont été dépêchés pour stopper l’incendie. Le préjudice est estimé à plusieurs millions d’euros, selon la préfecture. Près de 3.000 foyers ont eu l’électricité coupée pendant plusieurs heures.

La revendication

Le lendemain, un message de revendication a été publié sur Indymedia, plate-forme où des groupes politiques anarchistes ont pour habitude de revendiquer leurs actes incendiaires. Les auteurs de cette prose antimilitariste et anti-impérialiste dénoncent « la guerre » ou encore « la course à la puissance militaire ». Ils écrivent : « Ce pays de m*** est quand même le second exportateur de technologies de mort au monde ».

Ils se disent opposés au fabricant de missiles français MBDA, aux producteurs d’engins antiaériens Aster et Mistral, l’entreprise antichar Akeron ou encore un centre de test d’armes du ministère des Armées. « S’opposer aux faiseurs de guerres est toujours possible et absolument nécessaire », prônent encore les auteurs, appelant à « l’insoumission » et au « sabotage ».

Les conséquences

Aucun suspect n’a encore été interpellé. Contactée par BFM Business, la société KNDS assure que « les mesures de sécurité adéquates ont été mises en place » et que « la production n'est pas impactée ».

Et maintenant ?

L'enquête a été confiée à la sous-direction anti-terroriste (Sdat) et à la direction nationale de la police judiciaire (DNPJ). Il reste à voir si des suspects seront interpellés et si des mesures de sécurité supplémentaires seront mises en place pour protéger les entreprises d'armement.

Les questions que cet événement laisse en suspens sont nombreuses. Quelles seront les conséquences de ces actes de sabotage pour les entreprises d'armement et pour la sécurité nationale ? Les autorités seront-elles en mesure de mettre fin à ces actions de l'ultragauche ? Seuls le temps et les investigations à venir pourront apporter des réponses à ces questions.