Le député Rassemblement national du Loiret, Thomas Ménagé, était l’invité ce jeudi 30 juillet 2026 de l’émission « 8h30 franceinfo » sur Franceinfo, alors que la France faisait face à un nouvel épisode de canicule et à une cinquantaine d’incendies toujours actifs. Selon Franceinfo – Faits divers, il a abordé les enjeux écologiques et climatiques, un sujet qu’il avait critiqué il y a trois ans, mais qu’il place désormais en tête des priorités de son parti pour la présidentielle de 2027.

Ce qu'il faut retenir

  • Une cinquantaine d’incendies étaient encore en cours en France ce 30 juillet 2026, dans un contexte de quatrième canicule depuis mai et de sécheresse extrême.
  • Thomas Ménagé, député RN du Loiret, a reconnu ses « maladresses » passées sur le climat, affirmant que l’écologie est désormais une « priorité absolue » pour son parti.
  • Il a plaidé pour une « vision internationale » des émissions, soulignant que les importations françaises, responsables de 50 % des émissions, continuent d’augmenter.
  • Sur la coopération européenne, il a accepté un soutien ponctuel pour les incendies, tout en critiquant l’augmentation de 6 milliards d’euros du budget de l’UE, préférant une utilisation directe de ces fonds en France.
  • Il a confirmé que la réduction de la contribution française à l’UE resterait un objectif, même en cas de coopération renforcée sur des sujets ciblés.

Une accélération climatique qui bouscule les positions

Ce 30 juillet 2026, la France subissait son quatrième épisode de canicule depuis mai, accompagné d’une sécheresse généralisée et d’une cinquantaine d’incendies toujours actifs. Selon Franceinfo – Faits divers, cette situation a conduit Thomas Ménagé, député RN du Loiret, à réviser publiquement ses positions sur l’écologie. « Il y a une accélération qui nous force tous à se dire qu’il faut mettre le paquet », a-t-il déclaré sur le plateau de l’émission « 8h30 franceinfo ».

Interrogé sur le réchauffement climatique, il a reconnu que les émissions françaises avaient diminué, mais que celles liées aux importations, représentant 50 % du total, continuaient d’augmenter. « Il faut une vision internationale », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité d’une approche globale pour lutter contre le dérèglement climatique.

Du scepticisme aux excuses : le virage du RN sur l’écologie

Il y a trois ans, Thomas Ménagé, comme Marine Le Pen, avait remis en cause les conclusions du rapport du GIEC, les qualifiant d’« exagérées ». Aujourd’hui, il assume ses anciennes positions et présente des excuses : « J’ai été maladroit, je m’en suis expliqué et je suis désolé », a-t-il indiqué. « Aujourd’hui, il n’y a aucune ambiguïté au Rassemblement national : c’est une priorité [...] Ce sera une priorité en 2027. »

Selon Franceinfo – Faits divers, il a précisé que son parti travaillait à un programme complet pour aborder l’ensemble des sujets liés à l’écologie. Une inflexion notable pour un parti qui avait longtemps minimisé les enjeux climatiques, avant de les placer désormais au cœur de son projet politique.

Coopération européenne : un soutien accepté, mais sous conditions

Alors que la France bénéficiait de renforts aériens européens pour lutter contre les incendies, Thomas Ménagé a nuancé son discours sur la coopération avec l’Union européenne. « Qu’il y ait des coopérations dans des domaines ciblés, nous n’y sommes pas défavorables », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Ce ne sont pas les avions d’Ursula von der Leyen. »

Il a cependant critiqué l’augmentation de 6 milliards d’euros du budget européen cette année, estimant que ces fonds pourraient être utilisés directement par la France pour acheter des Canadair ou renforcer les moyens de lutte contre les feux de forêt. « Ces six milliards pourraient être utilisés directement en France pour acheter nos Canadair, pour acheter et donner des moyens supplémentaires pour des camions pour les feux de forêt [...] C’est la contribution nette que nous souhaitons réduire », a-t-il expliqué.

« Qu’il y ait des coopérations dans des domaines ciblés comme celui-ci, nous n’y sommes pas défavorables, mais le budget de l’UE a augmenté de 6 milliards, cette année. Ces six milliards pourraient être utilisés directement en France pour acheter nos Canadair. »
Thomas Ménagé, député RN du Loiret

Et maintenant ?

Le Rassemblement national, qui place désormais l’écologie en tête de ses priorités pour 2027, devra concilier ses positions traditionnelles sur la réduction des dépenses européennes avec la nécessité d’une coopération internationale accrue face aux crises climatiques. Les prochains mois seront déterminants pour voir si cette nouvelle ligne se traduit par des propositions concrètes dans le programme du parti. Reste à savoir si cette inflexion suffira à convaincre les électeurs sur un sujet aussi sensible.

L’écologie, un enjeu désormais central pour le RN

Pour Thomas Ménagé, l’urgence climatique ne laisse plus de place à l’ambiguïté. « Ce sera une priorité en 2027 », a-t-il martelé, confirmant que le RN travaillait à un programme global pour répondre à cette crise. Une évolution notable pour un parti qui, jusqu’à récemment, avait souvent minimisé les alertes des scientifiques sur le climat.

Cette prise de position intervient alors que la France, comme une grande partie de l’Europe, subit des épisodes de canicule et de sécheresse de plus en plus fréquents. Selon Franceinfo – Faits divers, ces phénomènes ont déjà coûté des milliards d’euros en pertes agricoles et en dépenses de lutte contre les incendies, un coût que le RN entend désormais intégrer à sa réflexion politique.

La question de l’aide européenne : entre pragmatisme et idéologie

Alors que l’Union européenne a apporté un soutien logistique pour combattre les incendies, Thomas Ménagé a adopté une position pragmatique, acceptant cette aide tout en critiquant le montant global du budget européen. « On a toujours été pour la coopération », a-t-il rappelé, précisant que les moyens aériens européens n’étaient pas « les avions d’Ursula von der Leyen », une référence aux critiques récurrentes du RN sur la gouvernance bruxelloise.

Pour lui, l’idéal reste une utilisation directe des fonds européens par la France, sans passer par une augmentation des contributions nationales. Une position qui reflète la ligne traditionnelle du RN sur la réduction de la contribution française à l’UE, même si des exceptions peuvent être envisagées pour des sujets précis comme la lutte contre les incendies.

Thomas Ménagé a justifié son revirement par « l’accélération » des crises climatiques et écologiques, citant notamment les canicules et les incendies répétés en France. Il a reconnu ses anciennes positions comme « maladroites » et présenté des excuses, affirmant désormais que l’écologie était devenue une « priorité absolue » pour le Rassemblement national.

Oui. Thomas Ménagé a confirmé que la réduction de la contribution française à l’Union européenne restait un objectif pour son parti, même si des coopérations ciblées, comme celle sur les incendies, pouvaient être acceptées. Il a critiqué l’augmentation de 6 milliards d’euros du budget européen, préférant une utilisation directe de ces fonds par la France.

La question écologique s’impose donc désormais comme un pilier du discours du RN, mais son application concrète – notamment en matière de financement et de coopération internationale – reste à préciser. Les prochains mois seront déterminants pour voir si cette nouvelle ligne se traduit par des propositions claires dans le programme du parti à l’approche de 2027.