Selon BFM Business, Franck Chaumès, président national de l’UMIH Restauration, était l’invité ce vendredi 7 août de l’émission Good Morning Business pour évoquer l’impact des incendies sur la saison touristique 2026 et les initiatives mises en place pour relancer la fréquentation dans le secteur de la restauration. L’interview, diffusée en direct, s’est déroulée dans un contexte marqué par des défis majeurs pour les professionnels du tourisme et de la restauration en France.

Ce qu'il faut retenir

  • Franck Chaumès, président national de l’UMIH Restauration, a été reçu ce 7 août 2026 dans l’émission Good Morning Business sur BFM Business.
  • Les incendies ont eu des répercussions significatives sur la saison touristique 2026, un sujet au cœur des discussions.
  • Les acteurs du secteur ont mis en œuvre des initiatives pour relancer la fréquentation après cette période difficile.
  • L’émission Good Morning Business est diffusée du lundi au vendredi, et ses podcasts sont disponibles en ligne.
  • Cette intervention s’inscrit dans une série de débats économiques et sectoriels animés par Erwan Morice.

Un secteur sous pression après les incendies

Lors de son passage dans l’émission, Franck Chaumès a détaillé les conséquences des incendies qui ont frappé plusieurs régions françaises au cours des derniers mois. Ces sinistres ont directement impacté l’activité touristique, un secteur déjà fragilisé par les crises successives. « Les incendies ont laissé des traces profondes, notamment dans les zones les plus touchées, où la fréquentation touristique a chuté de manière significative », a-t-il expliqué. Selon lui, la saison estivale 2026 reste en demi-teinte, malgré les efforts de relance déployés par les professionnels.

Le président de l’UMIH Restauration a également souligné l’importance de la résilience des acteurs locaux. « Les restaurateurs et les hôteliers ont dû s’adapter rapidement pour maintenir leur activité, que ce soit en proposant des offres promotionnelles ou en mettant en avant les zones moins touchées par les incendies », a-t-il précisé. Ces stratégies visent à rassurer les touristes et à restaurer la confiance dans les destinations affectées.

Des initiatives ciblées pour relancer la fréquentation

Pour compenser les pertes subies, les professionnels du secteur ont lancé plusieurs initiatives. Parmi celles-ci, des partenariats avec des plateformes de réservation pour proposer des tarifs attractifs, ainsi que des campagnes de communication mettant en avant la diversité des offres disponibles en France. « Nous travaillons main dans la main avec les collectivités locales pour organiser des événements festifs et culturels qui pourraient attirer à nouveau les visiteurs », a indiqué Franck Chaumès. Ces actions s’inscrivent dans une démarche globale de reconquête touristique.

D’autres mesures incluent des aides financières pour les entreprises touchées, ainsi que des formations pour les employés afin d’améliorer la qualité de l’accueil et des services proposés. « La qualité est un levier essentiel pour redonner envie aux touristes de revenir », a-t-il ajouté. Ces efforts s’ajoutent aux dispositifs déjà en place, comme les primes à la conversion pour les véhicules électriques dans certaines régions.

L’interview dans le cadre d’un débat économique plus large

L’émission Good Morning Business, présentée par Erwan Morice, consacre une partie de ses programmes à des sujets économiques et sectoriels. Ce vendredi 7 août, Franck Chaumès n’était pas le seul invité : Djilali Benchabane, analyste géopolitique, a également été reçu pour discuter des tensions autour du détroit d’Ormuz et de leurs répercussions sur les marchés. Selon BFM Business, ces débats reflètent l’importance accordée aux enjeux économiques et géopolitiques dans l’actualité récente.

L’émission, diffusée en direct, permet d’aborder des thématiques variées, allant du tourisme à l’industrie spatiale en passant par les marchés financiers. « Ces interviews offrent une vision panoramique des défis et des opportunités qui se présentent aux acteurs économiques », a rappelé la rédaction de BFM Business. Les podcasts des émissions sont accessibles en ligne pour ceux qui souhaitent les réécouter ou les consulter à posteriori.

Un secteur en quête de stabilité après une période troublée

Les incendies de 2026 ont mis en lumière la vulnérabilité du secteur touristique face aux aléas climatiques. Franck Chaumès a rappelé que les professionnels restent mobilisés pour faire face à ces défis. « La saison 2026 est une période de transition, où chaque effort compte pour retrouver une dynamique positive », a-t-il déclaré. Selon lui, la collaboration entre les acteurs publics et privés sera déterminante pour assurer une reprise durable.

Les données disponibles suggèrent que les régions les moins touchées par les incendies pourraient tirer leur épingle du jeu en attirant une clientèle soucieuse de découvrir des destinations préservées. « Nous constatons déjà un intérêt marqué pour les territoires moins exposés aux risques climatiques », a-t-il observé. Ces signaux encourageants pourraient servir de base pour une relance progressive du secteur.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer l’efficacité des mesures mises en place. Les professionnels du tourisme et de la restauration devraient publier des bilans intermédiaires d’ici la fin du mois d’août, afin d’ajuster leurs stratégies en fonction des retours des clients. Une conférence nationale sur la résilience touristique est également prévue pour le 20 septembre 2026, avec la participation des représentants des collectivités locales et des fédérations professionnelles.

Au-delà des enjeux immédiats, cette crise soulève des questions plus larges sur l’adaptation du secteur touristique aux changements climatiques. Les incendies de 2026 pourraient ainsi servir de catalyseur pour repenser les modèles de développement dans les zones les plus exposées. Pour Franck Chaumès, l’enjeu est double : « Il faut à la fois reconstruire et anticiper, pour que le tourisme français reste un pilier de notre économie, quelles que soient les circonstances. »

Selon les données disponibles, les régions de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie et Corse ont été particulièrement affectées par les incendies cet été, avec des dégâts importants sur les infrastructures touristiques et naturelles.

Les professionnels peuvent bénéficier de dispositifs d’urgence, comme des subventions régionales pour la rénovation des établissements ou des exonérations fiscales temporaires. Des prêts à taux zéro sont également proposés par certaines banques en partenariat avec l’État.