Selon Capital, malgré la hausse du chômage, certains secteurs de l'économie françaises continuent de recruter massivement. En effet, au moins 12 500 embauches en CDI sont prévues en 2026 à la SNCF, 6 700 chez Bouygues, 6 500 chez LVMH, 5 000 chez Transdev. Ces chiffres sont particulièrement remarquables dans un marché de l'emploi rather atone.

Comme le rapporte Capital, Antoine Lecoq, directeur chez PageGroup, analyse la situation : « Après une situation d'effervescence entre 2021 et 2023, la conjoncture a ralenti, cette année s'inscrit dans la même tendance que 2025, avec une volumétrie des offres en baisse de l'ordre de 10 à 15% par rapport à la période de référence, janvier et février 2025. » Les intentions de recrutement sont en effet le fait de grandes entreprises de secteurs bien particuliers.

Ce qu'il faut retenir

  • 12 500 embauches en CDI prévues en 2026 à la SNCF
  • 6 700 embauches chez Bouygues
  • 6 500 embauches chez LVMH
  • 5 000 embauches chez Transdev
  • Les secteurs de l'industrie, de la tech et des transports sont les plus actifs en termes de recrutement

Les secteurs qui recrutent

Entre le contexte géopolitique, les annonces de réarmement et la reprise post-Covid, l'industrie de la défense et celle de l'aéronautique apparaissent en excellente santé. « Dans ces secteurs ou celui du nucléaire, les cycles de production sont assez longs, donc quand on a des carnets de commande qui se remplissent vite, cela permet plus de visibilité sur les besoins en recrutement », poursuit Antoine Lecoq.

C'est notamment le cas du groupe Safran, qui annonce 6 000 embauches cette année, dont un peu plus de la moitié relève de la création nette de postes. Même son de cloche chez Thales où l'on recherche, en France, 3 300 CDI : des ingénieurs système ou chargés de conception des drones, des architectes systèmes radar...

Les profils recherchés

Dans l'industrie et les transports, les profils opérationnels ou « cœur de métier » constituent le gros des offres d'emploi. À la SNCF, on embauche dans toute la France pour la conduite et la circulation des trains, la maintenance et les métiers de l'ingénierie. « Les embauches sont liées à l'augmentation de la charge de travail, à la compensation de départs en retraite et à une internalisation de quelques activités », détaille Catherine Woronoff-Argaud, responsable de la politique recrutement du groupe public.

La tech offre un visage plus contrasté. Après des années d'ébullition, la demande ralentit un peu. Chez Mistral AI, le spécialiste de l'intelligence artificielle français, 417 postes sont à pourvoir, soit un quasi doublement du groupe pour assurer sa croissance. Chez Pennylane, éditeur de solution de finance et de comptabilité tout-en-un, on admet prendre le temps pour faire les choses bien.

Les défis du recrutement

Qui dit concentration des offres dit nécessairement plus de candidats pour chacune. « On reçoit beaucoup de candidatures, relève Félix Blossier. On a gagné en visibilité, la marque employeur est davantage connue. La sélection est importante : pour une personne retenue, 49 vont être refusées. » Même afflux à la SNCF, qui annonce avoir reçu 480 000 CV l'an dernier.

Pour tirer leur épingle du jeu, les candidats doivent s'adapter à un marché qui leur est moins favorable. « Les entreprises se montrent désormais un peu moins conciliantes, demandent davantage de retour au bureau ou sont plus frileuses concernant la rémunération », indique Antoine Lecoq. Charge aux candidats de faire preuve d'une plus grande flexibilité pour montrer leur motivation.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes attendues concernent la poursuite des recrutements dans ces secteurs en pleine croissance. Il reste à voir comment les candidats s'adapteront à ce marché de l'emploi en constante évolution. Les entreprises devront également trouver des solutions pour attirer et retenir les talents dans un contexte de concurrence accrue.

En conclusion, malgré la hausse du chômage, certains secteurs de l'économie française continuent de recruter massivement, offrant des opportunités de carrière aux candidats qui sont prêts à s'adapter et à se former pour répondre aux besoins du marché.