Depuis le 20 mars 2026, des pluies diluviennes, des tempêtes et des crues soudaines frappent le Pakistan et l’Afghanistan, faisant au moins 121 morts en deux semaines. Selon le Figaro, 77 personnes ont été tuées en Afghanistan depuis le 26 mars, tandis que 44 autres ont péri au Pakistan depuis le 20 du même mois. Ces intempéries, qui s’accompagnent de glissements de terrain et d’épisodes de foudre, ont également causé des centaines de blessés et des destructions matérielles importantes dans les deux pays.
Ce qu'il faut retenir
- 121 morts en deux semaines au Pakistan et en Afghanistan à cause des intempéries.
- En Afghanistan, 77 morts et 137 blessés depuis le 26 mars, selon l’Autorité nationale de gestion des catastrophes (Andma).
- Au Pakistan, 44 morts recensés depuis le 20 mars, dont 32 dans la province du Khyber Pakhtunkhwa.
- Un enfant de quatre ans emporté par une crue brutale en Afghanistan, dernière victime signalée ce week-end.
- Les provinces du Balouchistan (Pakistan) et du Ghazni (Afghanistan) sont particulièrement touchées.
En Afghanistan, les autorités locales dressent un bilan toujours plus lourd. Selon Mohammad Yousuf Hammad, porte-parole de l’Andma, 26 personnes ont péri ces 48 dernières heures dans plusieurs provinces du pays. Les provinces de l’est et du sud-est, comme celle de Ghazni, subissent des crues éclair particulièrement meurtrières. Un enfant de quatre ans jouant dehors a été emporté samedi par une vague soudaine, comme l’a confirmé la police provinciale. Ces événements surviennent alors que le pays peine à se relever des crises humanitaires récurrentes.
Le Pakistan, frontalier de l’Afghanistan, n’est pas épargné. Depuis le 20 mars, 44 décès ont été enregistrés, selon les autorités locales. La province du Khyber Pakhtunkhwa, dans le nord du pays, déplore à elle seule 32 morts depuis le 25 mars. Dans le sud-ouest, la province du Balouchistan recense douze victimes depuis le début des intempéries. Les autorités provinciales pour les situations d’urgence précisent que ces chiffres pourraient encore évoluer en fonction des conditions météo et des opérations de secours.
« Depuis le 26 mars, 77 personnes ont été tuées et 137 blessées à travers le pays en raison de la pluie et des inondations. »
Mohammad Yousuf Hammad, porte-parole de l’Autorité nationale de gestion des catastrophes (Andma), Afghanistan
Les intempéries ont également perturbé les infrastructures locales, rendant certaines zones inaccessibles. Les routes coupées et les ponts endommagés compliquent l’acheminement des secours et des denrées de première nécessité. Les habitants des régions touchées, déjà fragilisés par des années de conflits ou d’instabilité politique, voient leurs conditions de vie se dégrader davantage. Les agences humanitaires appellent à une mobilisation internationale pour éviter une crise sanitaire ou alimentaire.
Les experts météorologiques attribuent ces phénomènes à des perturbations atmosphériques inhabituelles pour la saison. Selon les services météorologiques des deux pays, des systèmes dépressionnaires persistants ont généré des précipitations exceptionnelles, dépassant parfois les moyennes saisonnières de plus de 300 %. Ces pluies, bien que bénéfiques pour les nappes phréatiques, ont débordé les capacités de drainage locales, provoquant des inondations rapides et dévastatrices.
La situation reste sous haute surveillance alors que les services météorologiques anticipent une poursuite des précipitations jusqu’à la fin du mois. Les gouvernements concernés, avec l’appui de la communauté internationale, tentent de mobiliser des ressources pour limiter l’impact de cette catastrophe naturelle, qui s’ajoute à un contexte déjà marqué par des défis économiques et sociaux majeurs dans la région.
En Afghanistan, les provinces de Ghazni (sud-est) et de l’est sont particulièrement touchées. Au Pakistan, les provinces du Khyber Pakhtunkhwa (nord) et du Balouchistan (sud-ouest) enregistrent les bilans les plus lourds. Ces zones, déjà vulnérables, subissent des crues éclair et des glissements de terrain.
Les experts météorologiques évoquent des perturbations atmosphériques persistantes, générant des précipitations bien supérieures aux moyennes saisonnières. Ces systèmes dépressionnaires inhabituels pour la saison ont provoqué des pluies diluviennes et des inondations rapides dans les deux pays.
