Une employée d’un navire de croisière de la société Disney a été hospitalisée le 24 juillet à Vigo, en Espagne, après avoir accusé une collègue de lui avoir versé du chlore dans sa bouteille d’eau. Selon Ouest France, l’incident s’est produit à bord d’un paquebot de la flotte Disney, et la victime a porté plainte pour tentative d’empoisonnement. Le navire a repris sa route après l’hospitalisation, mais l’enquête se poursuit sur les circonstances exactes de cet acte.
Ce qu'il faut retenir
- Une employée de croisière Disney hospitalisée le 24 juillet 2026 à Vigo (Espagne) pour intoxication au chlore.
- Elle accuse une collègue d’avoir versé du chlore dans sa bouteille d’eau, selon Ouest France.
- La victime a porté plainte pour tentative d’empoisonnement.
- Le paquebot a repris sa route après l’incident, mais l’enquête est toujours en cours.
Une hospitalisation pour intoxication après une altercation professionnelle
L’employée, dont l’identité n’a pas été dévoilée, a été transportée d’urgence à l’hôpital de Vigo le 24 juillet après avoir ressenti les premiers symptômes d’intoxication. Selon les premiers éléments de l’enquête rapportés par Ouest France, elle aurait découvert du chlore dans sa bouteille d’eau, un produit normalement utilisé pour le traitement des bassins du navire. La victime a immédiatement signalé l’incident à la direction du paquebot, qui a alerté les autorités espagnoles.
Les symptômes présentés par la victime – nausées, difficultés respiratoires et maux de tête – sont compatibles avec une exposition au chlore. Une analyse toxicologique a été réalisée pour confirmer l’origine de l’intoxication. La victime a été gardée en observation pendant plusieurs jours avant d’être autorisée à quitter l’hôpital, sans que son état ne nécessite une hospitalisation prolongée.
Une plainte déposée pour tentative d’empoisonnement
Dans les heures qui ont suivi son hospitalisation, la victime a déposé une plainte auprès des autorités espagnoles contre une collègue de travail, identifiée comme la principale suspecte. Selon les déclarations recueillies par Ouest France, la plaignante affirme que cette dernière aurait agi par vengeance ou à la suite d’un conflit professionnel. Aucune information n’a été communiquée sur la nature exacte de leur relation ou des tensions éventuelles entre elles.
Les autorités espagnoles ont ouvert une enquête pour tentative d’empoisonnement. Les investigations portent notamment sur l’accès aux bouteilles d’eau, les caméras de surveillance du navire et les témoignages des autres membres d’équipage. La direction du paquebot a confirmé avoir collaboré pleinement avec les autorités, sans préciser si des mesures disciplinaires avaient été prises à l’encontre de la suspecte.
Le navire a repris sa route, mais l’enquête se poursuit
Malgré cet incident grave, le paquebot de croisière a quitté le port de Vigo quelques jours plus tard, reprenant ses escales prévues. Selon la compagnie Disney Cruise Line, aucune perturbation n’a été signalée pour les passagers, et les mesures de sécurité ont été renforcées à bord. La direction a indiqué que l’incident était isolé et qu’aucune menace n’était détectée pour les autres membres d’équipage ou les clients.
Côté judiciaire, l’enquête reste en cours. Les autorités espagnoles n’ont pas communiqué de date pour les éventuels résultats ou décisions. La suspecte, qui n’a pas encore été officiellement inculpée, n’a fait aucun commentaire public. Les autorités consulaires françaises ont été informées de l’affaire, la victime étant une ressortissante française.
Dans l’immédiat, le navire poursuit ses rotations en Méditerranée, tandis que les autorités locales continuent leurs investigations. La victime, quant à elle, est retournée à son poste après sa convalescence, mais l’incident laisse planer des doutes sur le climat de travail à bord des navires de croisière.
Le chlore est principalement utilisé pour désinfecter les bassins des piscines et les systèmes d’eau à bord des paquebots. Il permet d’éliminer les bactéries et de maintenir une eau saine pour les passagers et l’équipage. Son utilisation est strictement encadrée par des normes sanitaires internationales.