En Iran, les autorités multiplient depuis quelques semaines les opérations de police ciblant les établissements publics accusés de ne pas respecter les règles vestimentaires imposées par le régime, notamment en matière de port du hijab. Selon nos confrères d’Ouest France, ces contrôles ont déjà conduit à la fermeture de plusieurs cafés, restaurants et salles de sport dans différentes villes du pays.
Ces mesures s’inscrivent dans un contexte de renforcement des directives islamiques depuis le début de l’année 2026. Les autorités iraniennes justifient ces opérations par la nécessité de faire respecter les lois sur la moralité publique, alors que les tensions persistent autour des questions sociétales et des libertés individuelles.
Ce qu'il faut retenir
- Des opérations de police ont été menées dans plusieurs villes iraniennes ces dernières semaines.
- Ces contrôles visent des établissements publics accusés de ne pas respecter les normes vestimentaires, notamment le port du hijab.
- Des fermetures de cafés, restaurants et salles de sport ont déjà été recensées.
- Le régime iranien justifie ces mesures par le respect des lois sur la moralité publique.
- Ces actions s’inscrivent dans un contexte de durcissement des directives islamiques depuis le début de l’année 2026.
Une campagne de contrôle ciblant les établissements publics
Les opérations menées par les forces de l’ordre iraniennes ont été signalées dans plusieurs villes, dont Téhéran, Ispahan et Chiraz. D’après Ouest France, les établissements visés sont principalement des cafés, des restaurants et des salles de sport. Les autorités leur reprochent de ne pas appliquer strictement les règles vestimentaires imposées par la République islamique, notamment l’obligation pour les femmes de porter le hijab en public.
Ces contrôles s’accompagnent parfois de sanctions immédiates, comme la fermeture temporaire ou définitive des lieux concernés. Les propriétaires de ces établissements sont tenus de respecter les directives sous peine de poursuites judiciaires.
Un durcissement des directives islamiques depuis 2026
Cette intensification des contrôles s’inscrit dans la continuité d’une politique plus stricte mise en place depuis le début de l’année. Comme le rapporte Ouest France, les autorités iraniennes ont multiplié les rappels à l’ordre concernant le respect des normes vestimentaires, alors que des mouvements de contestation épars persistent dans le pays.
Les forces de l’ordre sont désormais chargées de vérifier le port du hijab dans les lieux publics, et des amendes peuvent être infligées aux femmes qui ne respecteraient pas cette obligation. Ces mesures visent à réaffirmer l’autorité du régime sur les questions sociétales, malgré les critiques de la communauté internationale.
Réactions et contestations en toile de fond
Ces opérations de contrôle ont suscité des réactions contrastées en Iran. Si certains y voient une nécessaire application des lois islamiques, d’autres dénoncent une violation des libertés individuelles. Selon nos confrères d’Ouest France, des groupes de défense des droits des femmes appellent à une mobilisation plus large pour protester contre ces mesures.
Cependant, les autorités iraniennes restent fermes sur leur position, insistant sur le fait que ces règles sont conformes à la charia et aux valeurs de la République islamique.
« Le respect des lois islamiques est une priorité pour notre pays. Nous ne tolérerons aucun écart dans ce domaine », a déclaré un responsable iranien sous couvert d’anonymat.
Pour l’heure, la situation reste sous haute surveillance, tant au niveau national qu’international, alors que les questions des droits humains et des libertés individuelles continuent de peser sur les relations de l’Iran avec les autres pays.
Les opérations de police visent principalement les cafés, restaurants et salles de sport, où les normes vestimentaires sont jugées moins strictement respectées.