Chaque semaine, le rendez-vous de « L’Époque » propose une immersion dans le quotidien de figures culturelles contemporaines. Ce jeudi 5 juin 2026, l’émission a convié la compositrice et interprète Irène Drésel, dont l’œuvre, à mi-chemin entre techno, trance et pop électronique, a été saluée par l’attribution d’un César en 2023. Selon Le Monde, l’artiste partage, dans un entretien, les coulisses de sa créativité, marquée par une relation complexe avec la scène.
Ce qu'il faut retenir
- Irène Drésel est une compositrice-interprète dont la musique mêle techno, trance et pop électronique.
- Elle a remporté un César en 2023 pour son travail.
- Elle déclare avoir « envie de vomir avant ses concerts », un sentiment récurrent malgré sa notoriété.
- Elle conçoit sa musique loin de l’agitation parisienne, dans un cadre propice à la création.
- Son prochain rendez-vous scénique s’annonce sous le signe de cette dualité entre excitation et appréhension.
Une artiste entre succès et appréhension
Irène Drésel, dont le nom s’impose désormais dans le paysage de la musique électronique française, a accordé un entretien à Le Monde pour évoquer son processus créatif et sa relation avec la scène. L’artiste, dont les compositions oscillent entre des rythmes hypnotiques et des mélodies pop, a remporté un César en 2023 — une distinction qui consacre son travail innovant. Pourtant, derrière cette reconnaissance, se cache une réalité moins glamour : un malaise persistant avant chaque représentation. « D’habitude, j’ai envie de vomir avant mes concerts », confie-t-elle avec une franchise qui tranche avec les discours convenus des artistes sur scène.
Ce sentiment, loin d’être anodin, reflète une tension créative que l’artiste assume pleinement. Selon ses dires, cette réaction physique s’inscrit dans une dynamique où l’excitation et l’appréhension se mêlent, une dualité qu’elle décrit comme indissociable de son rapport à la musique. « Chaque fois que je monte sur scène, c’est comme si mon corps et mon esprit se livraient une bataille », précise-t-elle, soulignant que cette expérience, bien que déstabilisante, fait partie intégrante de son identité artistique.
Un cadre de création en marge de l’agitation parisienne
Contrairement à l’image d’une artiste parisienne immergée dans le tumulte culturel de la capitale, Irène Drésel construit ses compositions dans un environnement éloigné du bruit médiatique. Elle explique que son inspiration naît de cette distance, lui offrant un espace de concentration indispensable. « Hors de Paris, j’ai l’impression de respirer. C’est là que je trouve les idées les plus folles », indique-t-elle. Ce choix délibéré de travailler en retrait lui permet de cultiver une authenticité que l’on retrouve dans ses morceaux, où se croisent des influences électroniques et des mélodies accessibles.
Son approche contraste avec les méthodes de certains de ses pairs, souvent happés par l’effervescence de la scène parisienne. Pour Drésel, l’isolement n’est pas une contrainte, mais une nécessité. Elle y voit une source de liberté, lui permettant de se concentrer sur l’essentiel : la musique, sans les distractions d’un milieu où l’image prime parfois sur le fond.
Son prochain projet, déjà en cours, laisse présager de nouvelles explorations sonores. Drésel évoque des collaborations avec des artistes internationaux, sans pour autant en révéler davantage. Une chose est sûre : son parcours, jalonné de succès et de doutes, continue de fasciner bien au-delà des frontières de la techno française.
Sa musique se caractérise par un mélange audacieux de techno, de trance et de pop électronique, avec des mélodies accessibles et des rythmes hypnotiques qui ont contribué à sa reconnaissance, notamment par l’obtention d’un César en 2023.