Le procès en appel d'Isabelle Adjani pour fraude fiscale a repris à la cour d'appel de Paris le mercredi 1er avril après-midi. L'actrice de 70 ans, condamnée en première instance à deux ans d'emprisonnement avec sursis et 250 000 euros d'amende, est accusée de s'être fictivement domiciliée au Portugal en 2016 et 2017, d'avoir dissimulé une donation en 2013 et d'avoir effectué des transactions financières via les États-Unis en 2014.
Ce qu'il faut retenir
- Isabelle Adjani poursuivie en appel pour fraude fiscale
- Condamnée à deux ans d'emprisonnement avec sursis et 250 000 euros d'amende en première instance
- Accusations de domiciliation fictive, dissimulation de donation et transactions financières suspectes
Les arguments des avocats
En début d'audience, les avocats de l'actrice ont plaidé un "problème de régularité dans la procédure", contestant la domiciliation fiscale d'Isabelle Adjani en France. L'avocat de la Direction générale des finances publiques a souligné que l'actrice n'avait pas déclaré ses impôts en France malgré sa résidence fiscale dans le pays.
Les accusations et les condamnations
Isabelle Adjani a été reconnue coupable de fraude pour sa domiciliation fictive au Portugal et d'avoir éludé 236 000 euros d'impôts. Elle a également été condamnée pour dissimulation de donation et blanchiment d'argent, notamment pour avoir reçu une somme de deux millions d'euros déguisée en prêt. L'actrice a changé d'avocats depuis la première instance.
Les Panama Papers et les investigations
L'enquête a débuté en 2016 suite à la découverte du nom d'Isabelle Adjani dans les Panama Papers, mentionnant sa société aux îles Vierges britanniques. Si aucune poursuite n'a été engagée sur ce volet, d'autres infractions ont été mises en lumière lors des investigations.
