Depuis 2018, Isabelle Pangault a fait de la Sologne son terrain de jeu viticole. Après avoir exploré tous les aspects de l’univers du vin, cette vigneronne a lancé ses propres crus, exclusivement issus de cépages blancs et élaborés selon des méthodes naturelles. Une démarche saluée par les chefs étoilés, qui intègrent désormais ses bouteilles à leurs cartes. Selon nos confrères du Monde, cette reconnaissance culinaire tient une place particulière dans son parcours.

Ce qu'il faut retenir

  • Isabelle Pangault s’est installée en Sologne en 2018 pour y produire des vins naturels à base de cépages blancs.
  • Ses cuvées sont désormais référencées dans les menus de plusieurs chefs, qui apprécient leur profil aromatique unique.
  • La vigneronne évoque avec enthousiasme les « accords mets et vins » réussis comme une forme d’« orgasme culinaire ».
  • Ses œufs mayonnaise japonais ont été conçus en hommage au premier chef à avoir intégré ses vins à sa carte.

Un parcours atypique pour une viticulture engagée

Isabelle Pangault n’a pas suivi le chemin classique des vignerons. Avant de se lancer en Sologne il y a huit ans, elle a exploré tous les métiers du vin : caviste, importatrice, consultante en sommellerie. Cette expérience lui a permis de développer une approche exigeante, centrée sur les cépages blancs et les pratiques naturelles. D’après Le Monde, cette diversité de parcours explique en partie son regard neuf sur l’élaboration des vins.

Ses cuvées, produites en petites quantités, se distinguent par des arômes frais et minéraux, caractéristiques des sols solognots. Une identité qui séduit désormais une clientèle avertie, des amateurs aux professionnels de la restauration.

Les chefs, ambassadeurs de ses vins

Le déclic pour Isabelle Pangault est venu d’un chef étoilé, le premier à avoir osé associer ses vins à une recette. Ses œufs mayonnaise japonais — revisités à l’aide de techniques nippones — sont devenus une signature. « J’adore quand les chefs associent mes vins à leurs plats », confie-t-elle. « Si l’accord est réussi, c’est l’orgasme culinaire ! » a-t-elle précisé au Monde.

Cette collaboration entre vignerons et chefs illustre une tendance forte dans la gastronomie contemporaine : la recherche d’harmonie entre le terroir et l’assiette. En Sologne, où la vigne reste une culture minoritaire, ce phénomène prend une dimension presque militante.

Une reconnaissance encore discrète mais grandissante

Si les références à ses vins restent pour l’instant cantonnées à une niche de gastronomes, le bouche-à-oreille commence à porter ses fruits. Plusieurs restaurants parisiens et provinciaux ont intégré ses bouteilles à leurs cartes, souvent en vin nature. Un public fidèle, adepte des cuvées authentiques et des accords audacieux.

Isabelle Pangault participe également à des salons spécialisés, où elle défend une viticulture respectueuse de l’environnement. Une approche qui séduit une génération de consommateurs sensibles à la transparence et à l’éthique.

Et maintenant ?

Pour l’automne 2026, Isabelle Pangault prévoit d’étendre sa production en convertissant de nouvelles parcelles en agriculture biologique. Elle envisage également de collaborer avec d’autres chefs pour créer des menus « clé en main », mettant en valeur ses vins. Une initiative qui pourrait élargir son audience tout en restant fidèle à son ADN artisanal.

Reste à voir si cette dynamique permettra à ses cuvées de franchir un nouveau cap, notamment en termes de distribution nationale. Une chose est sûre : en Sologne, le vin nature a désormais ses ambassadeurs — et ses aficionados.

Un vin naturel est élaboré avec un minimum d’intrants œnologiques et sans levures chimiques. Les raisins sont issus de l’agriculture biologique ou biodynamique, et la fermentation se fait de manière spontanée, sans contrôle excessif. C’est une approche qui met l’accent sur le terroir et le millésime.