D'après BMF - International, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a vivement réagi aux déclarations du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez concernant la crise migratoire de Ceuta. Ce dernier avait pointé du doigt des actes de désinformation liés à la Russie et à Israël derrière l’afflux de migrants en provenance du Maroc vers l’enclave espagnole.
Ce qu'il faut retenir
- Gideon Saar, ministre israélien des Affaires étrangères, a accusé Pedro Sánchez de « mensonge éhonté » dans une déclaration publiée sur X (ex-Twitter) le 31 août 2026.
- Pedro Sánchez avait affirmé que des « fausses informations » diffusées par des réseaux sociaux liés à Israël et à la Russie alimentaient la crise migratoire de Ceuta.
- L’accusation porte sur des déclarations faites lors d’une interview à la radio Cadena Ser, où Sánchez a évoqué des campagnes de désinformation ciblant l’Espagne.
- Cette polémique intervient dans un contexte de tensions diplomatiques entre Israël et plusieurs pays européens, notamment sur la gestion des flux migratoires.
Une accusation portée après des déclarations publiques de Sánchez
Dans une interview accordée à la radio espagnole Cadena Ser, Pedro Sánchez avait pointé du doigt des « réseaux sociaux liés à Israël » comme responsables de la diffusion de fausses informations concernant la crise migratoire qui secoue l’enclave de Ceuta. Selon lui, ces campagnes auraient contribué à aggraver la situation en semant la confusion sur les causes de l’afflux de migrants.
Gideon Saar, présent à Athènes pour une visite officielle le 13 mars 2026, a réagi avec fermeté dès le 31 août. Dans un message posté sur X, il a qualifié ces accusations de « mensonge éhonté », soulignant que ces allégations ne reposaient sur aucune preuve tangible. « Il a encore menti, accusant de manière stupéfiante Israël de diffuser des informations trompeuses concernant les événements de Ceuta », a-t-il écrit, sans laisser planer le moindre doute sur son indignation.
Le contexte diplomatique tendu entre Israël et l’Espagne
Cette passe d’armes s’inscrit dans un climat déjà tendu entre Israël et plusieurs pays européens, dont l’Espagne. Depuis plusieurs mois, Madrid a durci le ton à l’encontre de Tel-Aviv, notamment sur la question palestinienne et les colonies israéliennes en Cisjordanie. Pedro Sánchez a multiplié les prises de position critiques, y compris lors de l’assemblée générale des Nations unies, où il a plaidé pour une solution à deux États et condamné les violences contre les civils palestiniens.
Israël, de son côté, accuse certains gouvernements européens de partialité dans leur traitement du conflit israélo-palestinien. La crise de Ceuta, où plus de 14 000 migrants ont tenté de pénétrer en Espagne depuis le Maroc en mai 2021 – un épisode qui a marqué les esprits –, revient régulièrement dans les débats. Certains responsables israéliens estiment que les accusations espagnoles relèvent davantage d’une stratégie politique que d’une analyse factuelle.
Des accusations qui divisent les observateurs
La polémique a rapidement enflammé les réseaux sociaux et les médias internationaux. Certains analystes y voient une tentative de déstabilisation politique de la part de Madrid, tandis que d’autres soulignent le rôle croissant des réseaux sociaux dans la diffusion de fausses informations, en particulier lors de crises migratoires ou de conflits géopolitiques.
Selon BMF - International, des experts en désinformation ont rappelé que les campagnes de désinformation ne sont pas l’apanage d’un seul État. Des groupes pro-russes, pro-iraniens ou même des acteurs non étatiques sont souvent impliqués dans la propagation de fake news, notamment pour semer la discorde entre pays européens et l’OTAN. — Autant dire que l’affaire dépasse largement le cadre bilatéral israélo-espagnol.
Dans l’immédiat, la priorité pour Madrid semble être de clarifier sa position et de fournir des éléments concrets étayant ses allégations. De son côté, Israël pourrait renforcer ses communications officielles pour contrer les accusations de désinformation, sans pour autant exclure une escalade verbale.
À ce stade, aucune preuve publique n’a été apportée par le gouvernement espagnol. Pedro Sánchez s’est contenté d’évoquer des « réseaux sociaux liés à Israël » sans préciser ni le nombre de comptes, ni les contenus incriminés, ni les sources ayant mené ces investigations. — Les autorités israéliennes rejettent catégoriquement ces allégations, les qualifiant de « diffamation ».