Trois mois après l’échec de l’Italie à se qualifier pour la Coupe du monde 2026, une nouvelle étape décisive s’ouvre ce lundi 22 juin pour le football transalpin. Selon Ouest France, la Fédération italienne de football (FIGC) doit en effet désigner son nouveau président lors d’une assemblée générale prévue dans la journée. Ce scrutin intervient dans un climat particulièrement tendu, marqué par trois éliminations successives en phase qualificative pour la plus prestigieuse des compétitions mondiales.

Ce qu'il faut retenir

  • La FIGC organise une assemblée générale ce lundi 22 juin 2026 pour élire son nouveau président.
  • L’élimination de l’Italie en qualifications pour la Coupe du monde 2026 est le troisième échec consécutif en phase éliminatoire.
  • Giovanni Malagò, ancien président du comité d’organisation des Jeux de Milan-Cortina, est donné favori pour succéder à Gabriele Gravina.
  • Ce vote intervient trois mois après l’échec italien face à la Norvège, synonyme de non-qualification directe pour le Mondial.

Une élection sous haute tension après trois échecs consécutifs

Le processus électoral de la FIGC se tient alors que la Squadra Azzurra traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire récente. Comme le rappelle Ouest France, l’Italie n’a plus réussi à se qualifier pour une Coupe du monde depuis 2018, accumulant les revers contre des adversaires parfois moins réputés. La défaite face à la Norvège en mars dernier a scellé le destin des Azzurri, qui devront désormais passer par des barrages pour espérer participer à la compétition organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Autant dire que le contexte pèse lourdement sur les épaules du futur dirigeant de la fédération.

La FIGC, structure historique du football italien, doit donc choisir un président capable de redonner confiance à un mouvement en crise. Les candidatures s’annoncent serrées, mais Giovanni Malagò — déjà influent dans le milieu sportif italien — apparaît comme le grand favori des observateurs. Son expérience à la tête du comité d’organisation des Jeux d’hiver de 2026, couplée à son réseau dans le football, en fait un candidat crédible pour incarner une refondation nécessaire.

Les défis immédiats pour le futur président de la FIGC

Quel que soit le résultat du scrutin, le nouveau président de la FIGC devra affronter des défis immédiats. Le premier concerne la reconstruction d’une équipe nationale compétitive, alors que le sélectionneur en poste — dont le contrat pourrait être remis en question — devra faire face à une pression sans précédent. La FIGC devra également gérer une refonte partielle de son encadrement technique et administratif, afin de moderniser une structure parfois pointée du doigt pour son manque de transparence et son inertie.

Autre enjeu : la relance du football italien sur la scène européenne. Avec une Ligue des champions et une Ligue Europa à conquérir pour les clubs transalpins, la FIGC pourrait être tentée de réorienter ses priorités vers le football de club, souvent plus rentable que celui de la sélection nationale. Mais la question de l’équilibre entre ces deux dimensions — parfois conflictuelles — restera au cœur des débats lors de cette élection.

Et maintenant ?

Le scrutin de ce lundi 22 juin devrait permettre de connaître rapidement le nom du successeur de Gabriele Gravina, dont le mandat était marqué par l’échec des Azzurri. Une fois élu, le nouveau président disposera d’un délai de quelques semaines pour présenter son plan d’action et, surtout, rassurer les supporters italiens. Les prochains mois seront déterminants : si la FIGC parvient à stabiliser sa gouvernance, elle pourrait envisager une qualification pour l’Euro 2028, dont l’Italie est co-organisatrice. Mais si les divisions persistent, le risque d’un nouveau déclin sportif — et financier — n’est pas à écarter.

Reste à savoir si le futur président saura tirer les leçons des trois derniers échecs en Coupe du monde. Une chose est sûre : le football italien, riche d’une histoire légendaire, n’a pas le droit à l’erreur.

Giovanni Malagò est un homme d’affaires italien, ancien président du comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026. Son profil est plébiscité par les observateurs en raison de son expérience en gestion de grands événements sportifs et de son influence dans le milieu. Selon Ouest France, il bénéficie d’un soutien important parmi les membres de la FIGC, ce qui en fait le grand favori pour ce scrutin.