Selon Libération, Jean Messiha, figure politique proche d’Eric Zemmour, a décidé de restituer aux veuves des victimes de l’attentat d’Amra, perpétré en 2024, la somme de 42 000 euros collectée via une cagnotte en ligne. Une initiative qui intervient alors que les deux femmes, Sandrine Le Hay Moello et Mary Garcia, avaient porté plainte contre lui pour « abus de confiance ».

L’affaire remonte à la période suivant l’attentat qui avait coûté la vie à plusieurs personnes dans un établissement médicalisé d’Amra, en périphérie de Marseille. Dans les jours qui avaient suivi la tragédie, une cagnotte avait été lancée sous forme de site web, permettant à Jean Messiha de collecter des dons. Une somme que les deux plaignantes estiment avoir été détournée de son usage initial.

Ce qu'il faut retenir

  • Les veuves Sandrine Le Hay Moello et Mary Garcia ont porté plainte contre Jean Messiha pour abus de confiance, accusant ce dernier d’avoir détourné une cagnotte de 42 000 euros destinée aux victimes de l’attentat d’Amra.
  • L’attentat d’Amra, survenu en 2024, avait causé la mort de plusieurs personnes dans un établissement médicalisé situé en périphérie de Marseille.
  • Jean Messiha s’était initialement réfugié derrière la plateforme de cagnotte pour justifier la collecte des fonds, avant de restituer la somme aux plaignantes après les poursuites engagées.

Une cagnotte en ligne au cœur d’une polémique

Comme le rapporte Libération, la cagnotte en ligne avait été mise en place peu après l’attentat d’Amra, un événement qui avait marqué l’opinion publique par sa violence et son impact sur les familles des victimes. Jean Messiha, alors impliqué dans des réseaux politiques, avait utilisé cette plateforme pour collecter des fonds auprès du public. Selon les plaignantes, l’usage réel des fonds ne correspondait pas à l’objectif affiché, ce qui a motivé leur plainte pour abus de confiance.

Les deux veuves, Sandrine Le Hay Moello et Mary Garcia, avaient saisi la justice pour faire valoir leurs droits. Leur action a finalement conduit Jean Messiha à restituer l’intégralité de la cagnotte, soit 42 000 euros, mettant fin à une procédure judiciaire en cours.

Un geste tardif qui suscite des interrogations

La restitution des fonds intervient alors que les deux parties étaient engagées dans un bras de fer juridique. « Cela n’en est que plus cynique », a réagi l’une des avocates des plaignantes, soulignant que la démarche de Messiha intervenait après des mois de tensions et de procédures. La plainte déposée pour abus de confiance visait précisément à établir si les fonds avaient été utilisés conformément à leur destination initiale.

Pour Jean Messiha, la restitution des 42 000 euros constitue une réponse aux accusations portées contre lui. Selon ses proches, cette décision s’inscrit dans une volonté de « clarifier la situation ». Reste à savoir si cette restitution suffira à clore le dossier, ou si les plaignantes maintiendront leurs poursuites.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes judiciaires restent à préciser. Les plaignantes doivent désormais décider si elles maintiennent leur plainte ou si elles acceptent la restitution comme une forme de réparation. Une audience pourrait être programmée dans les prochaines semaines pour trancher définitivement cette affaire, qui a déjà connu plusieurs rebondissements.

Par ailleurs, cette affaire soulève des questions plus larges sur la gestion des cagnottes en ligne en période de crise. Plusieurs associations ont déjà alerté sur les risques de détournement de fonds dans des contextes similaires, invitant à un encadrement plus strict de ces pratiques.

Pour rappel, l’attentat d’Amra avait causé la mort de huit personnes et blessé une quinzaine d’autres. L’enquête avait rapidement pointé du doigt des dysfonctionnements dans la gestion de l’établissement, sans qu’aucune responsabilité pénale ne soit encore clairement établie.

Les veuves des victimes d’Amra l’accusent d’avoir détourné une cagnotte de 42 000 euros, initialement destinée aux familles des victimes. Selon elles, les fonds n’ont pas été utilisés conformément à leur destination initiale, ce qui constitue un abus de confiance au regard de la loi.