Le double vainqueur du Tour de France Jonas Vingegaard, contraint à l'abandon lors de l'édition 2026 après une chute lors de la 15e étape, a livré un bilan sans fard de cette édition difficile à l'occasion du Tour du Danemark, dont la deuxième étape se déroulait cette semaine. Selon RMC Sport, le Danois de 30 ans, toujours en convalescence après une fracture de la clavicule, a abordé avec franchise ses relations avec Tadej Pogačar, son rival historique, ainsi que les lacunes présumées dans la préparation de sa Grande Boucle.

Ce qu'il faut retenir

  • Vingegaard a abandonné le Tour de France 2026 après une chute lors de la 15e étape, le 19 juillet, souffrant d'une fracture de la clavicule.
  • Le Danois n'a pas encore repris la compétition et ignore s'il participera aux championnats du monde au Canada (20-27 septembre).
  • Il a salué le message de soutien de Pogačar, vainqueur pour la cinquième fois, et évoqué l'évolution de leur relation.
  • Vingegaard a reconnu des erreurs dans la préparation de son Tour, pointant notamment un manque d'explosivité et une mauvaise analyse des parcours.
  • Âgé de 32 ans en 2028, il n'a pas encore tranché sur la suite de sa carrière après la fin de son contrat avec Visma-Lease a Bike.

Un retour progressif après une chute aux conséquences lourdes

Le 19 juillet dernier, Jonas Vingegaard quittait brutalement le Tour de France 2026 après une chute spectaculaire lors de la 15e étape, alors qu'il occupait la deuxième place du classement général. La fracture de la clavicule subie lors de cet accident a mis un terme prématuré à ses ambitions dans cette édition, remportée in fine par Tadej Pogačar pour la cinquième fois. Selon RMC Sport, le coureur danois de l'équipe Visma-Lease a Bike se remet lentement de sa blessure. « Ça me fait encore mal, mais au moins je peux à nouveau me servir de mon bras et le solliciter davantage », a-t-il expliqué à la chaîne danoise TV2. Il précise : « Je ne suis pas encore remonté sur un vélo, j’y vais doucement, je ne force rien. »

Alors que le Tour du Danemark a débuté cette semaine, Vingegaard n’a toujours pas de date précise pour un retour à la compétition. La question de sa participation aux championnats du monde de cyclisme, prévus au Canada du 20 au 27 septembre, reste également en suspens. Une incertitude qui pèse d’autant plus que la saison 2026 s’annonce déjà compromise pour le Danois.

Une rivalité avec Pogačar devenue plus apaisée

Lors de cette édition du Tour, la relation entre Vingegaard et Pogačar, deux figures majeures du cyclisme mondial, a une nouvelle fois été scrutée. Si leur rivalité a souvent été décrite comme intense, le Danois a tenu à souligner une évolution positive dans leurs échanges. « Il m’a envoyé un message après son cinquième sacre, j’ai été vraiment content. J’apprécie qu’il pense à moi et qu’il aime aussi la façon dont notre rivalité évolue », a-t-il déclaré. Vingegaard ajoute : « Au début, cette relation était peut-être moins amicale. Pas hostile, mais pas non plus cordiale. Les choses ont changé ces dernières années. Aujourd’hui, c’est plus détendu, on discute même de temps en temps. »

Cette évolution des rapports entre les deux champions avait déjà été observée lors de leurs dernières confrontations, marquées par des discussions et des signes de respect mutuel. Un changement notable pour deux coureurs qui, pendant des années, avaient incarné l’affrontement entre deux générations et deux styles de course distincts.

Un mea culpa sur la préparation de son Tour de France

Au-delà des aspects relationnels, Vingegaard n’a pas hésité à pointer du doigt les choix stratégiques de son équipe pour cette édition 2026. « Cette année, on a peut-être mal préparé le Tour », a-t-il reconnu sans détour. « On a insisté pour que je progresse dans les longues ascensions, mais on aurait peut-être dû réaliser que je devais aussi être plus explosif et mieux analyser le parcours. »

Le Danois a également évoqué le calendrier chargé qui a précédé la Grande Boucle, lui ayant valu de disputer le Giro 2026 avant le Tour. « C’est bien sûr difficile d’être vraiment explosif après avoir participé à une course comme le Giro », a-t-il souligné. Un aveu qui révèle les tensions entre les objectifs sportifs et la gestion de la forme physique, surtout lorsque les parcours sont exigeants et variés.

Un avenir encore incertain après 2028

Âgé de 30 ans, Vingegaard approche de la fin de son contrat avec Visma-Lease a Bike, qui s’achèvera en 2028. Interrogé sur la suite de sa carrière, il a préféré éviter les annonces prématurées. « Je n’ai encore rien décidé. L’avenir nous le dira. Si en 2028 je n’ai plus envie de courir, alors je prendrai ma retraite. Mais il est aussi possible que je continue. Je ne sais pas encore », a-t-il confié. Une prudence qui reflète bien l’état d’esprit d’un coureur encore au sommet de son art, mais conscient que le temps et les choix personnels pèsent désormais dans ses décisions.

Pour l’heure, Vingegaard se concentre sur sa reprise, sans précipitation. Les prochaines semaines seront déterminantes pour évaluer sa capacité à retrouver son niveau de forme et à envisager sereinement la suite de sa carrière, qu’elle se poursuive ou non sur les routes du monde.

Et maintenant ?

Plusieurs échéances pourraient éclairer la suite pour Jonas Vingegaard. D’abord, sa reprise progressive sur le vélo, dont la date reste inconnue, mais qui pourrait intervenir d’ici la fin de l’été si sa rééducation suit son cours. Ensuite, la participation ou non aux championnats du monde au Canada en septembre, qui dépendra de son état de forme. Enfin, la négociation autour de son contrat avec Visma-Lease a Bike, dont les termes pourraient influencer sa décision de poursuivre ou de mettre un terme à sa carrière.

Une chose est sûre : après une édition 2026 marquée par l’échec et l’introspection, Vingegaard aura à cœur de revenir plus fort, ou de tourner la page si tel n’est pas le cas. Quant à sa relation avec Pogačar, elle semble désormais apaisée, laissant entrevoir une possible collaboration ou rivalité dans les années à venir.

Le Danois n’a pas encore de date précise. Il a indiqué être en phase de rééducation progressive et n’avoir repris aucun entraînement sur vélo pour l’instant. Sa participation aux championnats du monde au Canada (20-27 septembre) dépendra de sa récupération.

Il a pointé un manque d’explosivité et une mauvaise analyse des parcours. Il a également souligné que sa participation au Giro 2026 en amont du Tour avait pu affecter sa forme physique, rendant plus difficile une préparation optimale pour la Grande Boucle.