Alors que le Paraguay affronte l’Allemagne en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026 ce lundi 29 juin à 22h30 à Boston, le pays sud-américain se souvient de l’un de ses plus illustres gardiens. José Luis Chilavert, figure marquante du Mondial 1998 en France, revient cependant sur le devant de la scène pour des raisons bien différentes de ses exploits sportifs. Selon Ouest France, l’ancien international, désormais connu pour ses propos homophobes et son engagement en faveur de l’extrême droite, fait l’objet de vives polémiques.

Ce qu'il faut retenir

  • José Luis Chilavert, légende du Paraguay au Mondial 1998, est aujourd’hui associé à ses prises de position controversées plutôt qu’à ses performances sportives.
  • L’ancien gardien de but, auteur d’un but en or contre la France en 1998, est désormais critiqué pour ses déclarations homophobes.
  • Chilavert a également multiplié les soutiens publics à des mouvements d’extrême droite, suscitant des réactions dans son pays et à l’international.
  • Le Paraguay affronte l’Allemagne ce lundi 29 juin à Boston, offrant un contraste saisissant entre l’héritage sportif de Chilavert et ses positions actuelles.

Un parcours sportif légendaire, terni par les polémiques

José Luis Chilavert reste dans l’histoire du football paraguayen comme l’un des plus grands gardiens du continent. Lors de la Coupe du monde 1998, il avait notamment marqué les esprits en inscrivant un coup franc contre le Brésil, devenant le premier gardien à marquer un but en phase finale d’un Mondial. Pourtant, aujourd’hui, son nom est davantage associé à des déclarations qui divisent. Ouest France souligne que l’ancien numéro un de la sélection paraguayenne, aujourd’hui âgé de 56 ans, s’est illustré ces dernières années par des prises de position radicales, notamment sur les questions sociétales.

Son engagement en faveur de l’extrême droite et ses propos homophobes ont particulièrement alimenté les débats. Chilavert a multiplié les soutiens publics à des figures politiques controversées, notamment en Amérique latine, où certains mouvements d’extrême droite gagnent en influence. Ces prises de position ont valu au gardien une renommée bien éloignée de celle acquise sur les terrains de football.

Des déclarations qui alimentent la polémique

Parmi les déclarations les plus controversées de Chilavert, certaines visaient directement la communauté LGBTQ+. Dans une interview accordée en 2022, il avait affirmé que « l’homosexualité était une maladie » avant de nuancer ses propos sous la pression médiatique. Ouest France rappelle également que l’ancien gardien a souvent utilisé ses réseaux sociaux pour partager des contenus en lien avec des mouvements politiques d’extrême droite, suscitant des réactions outrées au Paraguay comme à l’étranger.

Ces prises de position ont conduit à des appels au boycott de certaines marques qui collaboraient avec Chilavert, notamment dans le domaine du sport. Plusieurs associations de défense des droits humains ont demandé à la Fédération paraguayenne de football (APF) de prendre ses distances avec l’ancien gardien, sans succès pour l’instant. Le football, souvent perçu comme un vecteur d’unité, se retrouve ainsi éclaboussé par les choix personnels de l’une de ses figures historiques.

Un contexte sportif contrasté pour le Paraguay

Alors que Chilavert fait les gros titres pour des raisons qui n’ont plus rien à voir avec le sport, la sélection paraguayenne tente de se concentrer sur sa campagne en Coupe du monde. Opposés à l’Allemagne ce lundi 29 juin à Boston, les Guaranis, comme on surnomme l’équipe nationale, tenteront de prolonger leur aventure dans la compétition. Une performance qui contraste avec le tumulte médiatique entourant leur ancien gardien.

Pour les supporters paraguayens, Chilavert reste une icône, malgré ses positions actuelles. « Il a marqué l’histoire de notre football, c’est indéniable », confie un fan interrogé par Ouest France. Pourtant, nombreux sont ceux qui espèrent que les prochaines générations de footballeurs paraguayens sauront concilier succès sportifs et engagement sociétal responsable. Une équation qui semble aujourd’hui bien éloignée des réalités du terrain.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines pourraient voir une intensification des débats autour de Chilavert, notamment si ses prises de position continuent d’alimenter l’actualité. La Fédération paraguayenne de football pourrait être amenée à se positionner officiellement, bien qu’aucune annonce n’ait été faite pour l’instant. Par ailleurs, le parcours du Paraguay en Coupe du monde 2026 pourrait rediriger l’attention médiatique vers les performances de l’équipe, reléguant temporairement les polémiques autour de Chilavert au second plan.

Reste à voir si l’ancien gardien, dont le nom reste indissociable du football paraguayen, parviendra à faire évoluer son image ou si ses positions continueront de dominer l’espace médiatique. Une chose est sûre : son héritage sportif, autrefois incontesté, se trouve aujourd’hui en tension avec ses engagements personnels.

José Luis Chilavert s’est distingué lors de la Coupe du monde 1998 en devenant le premier gardien de but à marquer un but en phase finale d’un Mondial, grâce à un coup franc contre le Brésil. Il avait également été capitaine de la sélection paraguayenne lors de cette compétition, atteignant les huitièmes de finale.

Ses déclarations homophobes et son soutien à l’extrême droite ont suscité des réactions outrées au Paraguay et à l’international. Plusieurs associations de défense des droits humains ont appelé à une prise de distance avec l’ancien gardien, tandis que des marques ont rompu leurs partenariats avec lui.