Un incendie survenu dans la nuit du 28 mai 2026 dans un pensionnat de filles situé à Gilgil, au Kenya, a causé la mort d’au moins 16 personnes et blessé 73 autres, selon une source policière citée par BMF - International. Le bilan provisoire, encore non confirmé par les autorités, concerne principalement des élèves présentes dans le dortoir au moment du sinistre.

Ce qu'il faut retenir

  • Un incendie s’est déclaré vers 3h30 (heure locale) dans le dortoir de l’école de filles Utumishi à Gilgil, une ville située à environ 100 km au nord de Nairobi.
  • Le bilan provisoire fait état de 16 morts et 73 blessés, majoritairement des élèves.
  • La Croix-Rouge kényane a déployé des équipes sur place, mais aucun bilan officiel n’a encore été publié par les autorités.
  • Le ministre de l’Intérieur kényan, Kipchumba Murkomen, et le directeur adjoint de la police, Eliud Lagat, se sont rendus sur les lieux.
  • L’enquête préliminaire sur les causes de l’incendie est menée par le chef des services d’enquête criminelle (DCI), Mohammed Amin.

L’incendie s’est déclaré vers 3h30 du matin, heure locale, dans le dortoir de l’école Utumishi, un établissement réservé aux filles situé à Gilgil, ville connue pour abriter une importante garnison de l’armée kényane. Selon les informations communiquées par la Croix-Rouge kényane à BMF - International, des équipes ont été immédiatement déployées sur place pour porter assistance aux victimes et aux familles.

Alors que les autorités n’ont pas encore publié de bilan officiel, une source policière a confirmé à l’AFP, reprise par BMF - International, que 16 personnes avaient péri, « majoritairement des élèves », et que 73 autres avaient été blessées. Aucun détail supplémentaire n’a été fourni dans l’immédiat sur l’âge des victimes ou les circonstances exactes du drame.

Sur place, l’émotion est palpable. Selon un correspondant local, de nombreux parents affolés se sont précipités vers l’école, où ils se sont rassemblés dans la cour en attendant des nouvelles de leurs enfants. « Les familles sont sous le choc, certains cherchent désespérément des informations sur le sort de leurs filles », a rapporté un témoin cité par BMF - International.

Parmi les responsables présents sur les lieux, on compte le ministre kényan de l’Intérieur, Kipchumba Murkomen, ainsi que le directeur adjoint de la police, Eliud Lagat. Dans un communiqué publié sur X (ex-Twitter), la police kényane a également annoncé que le chef des services d’enquête criminelle (DCI), Mohammed Amin, supervisait « l’enquête préliminaire sur les causes de l’incendie » à Gilgil.

Un établissement scolaire dans une zone sensible

L’école Utumishi de Gilgil se trouve dans une région marquée par la présence militaire. Gilgil, située dans le comté de Nakuru, abrite en effet une importante base de l’armée kényane, ce qui en fait une zone stratégique dans un pays où les établissements scolaires sont régulièrement exposés à des risques d’incendie, parfois meurtriers.

Comme l’a rappelé BMF - International, le Kenya a déjà connu plusieurs incendies dévastateurs dans ses écoles. En septembre 2024, un incendie avait ravagé un dortoir dans un établissement près de Nyeri, à environ 160 km au nord de Nairobi, faisant 21 morts, tous des élèves. Le sinistre le plus meurtrier dans un établissement scolaire kényan remonte quant à lui à 2001, dans le district de Machakos, où 67 lycéens avaient péri dans l’incendie de leur dortoir.

Ces drames récurrents soulèvent des questions sur les normes de sécurité dans les pensionnats kényans, où des centaines d’élèves sont hébergés dans des dortoirs souvent vétustes. « Les enquêtes menées après chaque incendie mettent généralement en cause des défauts de conception, des installations électriques défaillantes ou des matériaux de construction inflammables », a expliqué un expert en sécurité scolaire contacté par BMF - International.

Une enquête en cours pour déterminer les causes

Alors que les secours s’affairent encore sur les lieux, l’enquête sur les origines de l’incendie s’organise. Le chef des services d’enquête criminelle (DCI), Mohammed Amin, a été désigné pour superviser les investigations préliminaires. Ses équipes devront déterminer si le sinistre est d’origine accidentelle, criminelle ou liée à une négligence.

« Nous collectons les témoignages, analysons les lieux et examinons les éventuelles causes techniques », a déclaré un officier de police sous couvert d’anonymat. Les autorités n’ont pas exclu la piste d’un court-circuit ou d’une surchauffe électrique, deux causes fréquentes dans les incendies de dortoirs au Kenya. Une autre hypothèse, bien que moins probable, pourrait être celle d’un acte criminel, même si aucune preuve ne l’étaye pour l’instant.

Côté secours, la Croix-Rouge kényane a indiqué avoir déployé des équipes médicales et des psychologues pour accompagner les victimes et les familles. « Nous sommes en train de mettre en place un centre de crise pour aider les parents et les élèves rescapés », a précisé un porte-parole de l’organisation.

Et maintenant ?

Les prochaines 48 heures devraient être cruciales pour établir un bilan définitif et déterminer les causes de l’incendie. Les autorités kényanes devraient publier un rapport préliminaire d’ici la fin de la semaine, tandis que les résultats de l’enquête du DCI pourraient prendre plusieurs semaines. Dans l’intermédiaire, une cellule psychologique devrait être maintenue pour soutenir les familles endeuillées. Quant aux autres pensionnats du pays, il est probable que des contrôles renforcés soient ordonnés par le ministère de l’Éducation.

Alors que le Kenya pleure ses victimes, ce drame rappelle une fois de plus les défis auxquels le système éducatif du pays est confronté, entre infrastructures vétustes et normes de sécurité parfois insuffisantes. Pour les familles touchées, la priorité reste désormais de faire leur deuil et de reconstruire, tandis que les autorités devront rendre des comptes sur les mesures prises pour éviter de nouveaux drames.

À ce stade, les autorités n’ont pas encore déterminé la cause exacte de l’incendie. Plusieurs hypothèses sont envisagées : un court-circuit, une surchauffe électrique ou un acte criminel. L’enquête, menée par le DCI, devrait apporter des réponses dans les prochaines semaines.

Après chaque incendie meurtrier dans un établissement scolaire, le ministère de l’Éducation kényan annonce des contrôles renforcés. Il est donc probable que des inspections supplémentaires soient ordonnées dans les pensionnats, mais aucune mesure concrète n’a encore été annoncée officiellement.