Le groupe de luxe Kering fait face à des doutes quant à la reprise de sa marque emblématique, Gucci, ce qui se traduit par une baisse significative en Bourse.

Ce qu'il faut retenir

  • Kering affiche une croissance décevante au premier trimestre, en particulier pour Gucci.
  • L'arrivée de Luca de Meo à la tête du groupe a suscité des attentes, mais la réalité actuelle est plus mitigée.
  • Gucci, représentant une part importante des ventes de Kering, a enregistré une baisse de revenus plus marquée que prévu.

Une croissance décevante et des incertitudes chez Gucci

Le premier trimestre 2026 a été marqué par une performance décevante pour Kering, en particulier pour sa marque phare, Gucci. Malgré les attentes suscitées par l'arrivée de Luca de Meo à la direction, les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances.

Les revenus de Gucci ont chuté de 8% en données comparables, bien en dessous des prévisions, ce qui a entraîné une réaction négative sur le marché. La dynamique positive aux États-Unis n'a pas suffi à compenser les baisses dans les autres régions, soulignant les défis auxquels la marque est confrontée.

Doutes sur les objectifs et perspectives d'avenir

Malgré les annonces de Kering confirmant ses objectifs de croissance pour l'année en cours, les analystes restent sceptiques quant à la capacité de Gucci à renouer avec la croissance. Les défis à relever, notamment sur le marché chinois, demeurent importants et la direction devra présenter un plan solide pour inverser la tendance.

Selon Oddo BHF, le redressement de Gucci semble de plus en plus difficile à atteindre, malgré une trajectoire globalement positive pour le groupe sous la direction de Luca de Meo.

Et maintenant ?

Les prochains trimestres seront cruciaux pour Kering et Gucci afin de démontrer une véritable reprise et de rassurer les investisseurs. La présentation du plan de Luca de Meo sera attendue avec impatience pour évaluer les mesures prises pour relancer la marque.