La déclaration du président ukrainien Volodymyr Zelensky, selon laquelle Kiev ne reconnaît pas l'indépendance du Kosovo, a peut-être offert à son homologue serbe, Aleksandar Vučić, une victoire diplomatique lors de sa visite à Belgrade, selon Euronews FR. Cette position, exprimée à Belgrade, a provoqué de vives réactions à Prishtina, où les autorités ont notamment retiré un drapeau ukrainien.
Les autorités du Kosovo ont demandé à Zelensky et à Kyiv de respecter le droit du Kosovo à l'autodétermination et la déclaration d'indépendance de 2008, reconnue par plus de 100 pays, dont des puissances occidentales clés comme les États-Unis, le Royaume-Uni et 22 membres de l'UE. Le Kosovo a proclamé son indépendance en 2008, à la suite de la recommandation du diplomate finlandais Martti Ahtisaari adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU.
Ce qu'il faut retenir
- Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réaffirmé que l'Ukraine ne reconnaît pas l'indépendance du Kosovo.
- Les autorités du Kosovo ont retiré un drapeau ukrainien en signe de protestation.
- Le Kosovo a proclamé son indépendance en 2008, reconnue par plus de 100 pays.
- La Serbie ne reconnaît pas l'indépendance du Kosovo et considère toujours la région comme faisant partie de son territoire.
Contexte historique
La région du Kosovo a été le théâtre de violents conflits dans les années 1990, notamment entre les forces serbes et les séparatistes albanais. Une intervention de l'OTAN en 1999 a mis fin aux hostilités et a permis l'établissement d'une administration internationale dans la région. Le Kosovo a ensuite proclamé son indépendance en 2008, mais la Serbie continue de ne pas la reconnaître.
Le président serbe, Aleksandar Vučić, a répété à plusieurs reprises que la Serbie soutient la souveraineté de l'Ukraine sur l'ensemble de son territoire, y compris la Crimée, alors même que Belgrade refuse de s'aligner sur la politique de sanctions de l'UE contre la Russie et maintient sa relation avec le président russe Vladimir Poutine.
Reactions
Le maire de Pristina, Perparim Rama, a déclaré que « l'État du Kosovo doit être respecté » et que les citoyens du Kosovo comprennent parfaitement la lutte des autres pour la liberté, la dignité et le droit d'exister. Le ministre des Affaires étrangères du Kosovo, Glauk Konjufca, a réagi en affirmant que Pristina « prend note avec regret » des propos de Zelensky, tout en ajoutant que son pays continuerait de soutenir la souveraineté de Kyiv.
Il est important de noter que la situation est complexe et en évolution constante. Les développements futurs seront étroitement suivis et analysés pour comprendre les implications pour la région et le monde.