Depuis plusieurs années, les opérateurs mobiles français préparent la fin progressive de la 2G, une technologie désormais obsolète face aux réseaux 4G et 5G. Pourtant, comme le rapporte Frandroid, près de deux millions d’appareils continuent de s’appuyer sur cette connectivité. Une résistance qui s’explique par la persistance de terminaux anciens ou spécialisés, malgré l’arrêt programmé de ce standard.

Selon les dernières données de l’Arcep, le régulateur des télécommunications, ces équipements restent actifs bien au-delà de l’échéance initialement prévue. Une situation qui interroge sur la gestion des réseaux historiques et l’accompagnement des utilisateurs concernés.

Ce qu'il faut retenir

  • Près de deux millions d’appareils en France utilisent encore la 2G, malgré son obsolescence.
  • L’Arcep confirme que ce réseau continue de fournir une connectivité à ces terminaux.
  • La 2G est progressivement remplacée par les technologies 4G et 5G, plus performantes.
  • Cette persistance s’explique par la présence d’appareils anciens ou dédiés à des usages spécifiques.

Un réseau en voie d’extinction mais toujours sollicité

La 2G, lancée dans les années 1990, a marqué l’essor de la téléphonie mobile en Europe. Aujourd’hui, elle est largement dépassée par les réseaux modernes, capables de supporter des débits bien supérieurs. D’après Frandroid, son maintien s’explique par la lenteur de la migration des utilisateurs vers des terminaux compatibles avec les nouvelles générations. Certains équipements, comme des alarmes, des terminaux IoT ou des appareils médicaux, restent dépendants de cette technologie pour des raisons de compatibilité ou de coût.

L’Arcep a indiqué que cette situation, bien que minoritaire, pose des défis techniques et économiques aux opérateurs. La gestion de ces réseaux historiques nécessite des investissements, alors que la priorité est donnée aux infrastructures plus récentes.

Les opérateurs face à un héritage coûteux

Les quatre principaux opérateurs mobiles français – Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free Mobile – ont tous annoncé l’arrêt progressif de la 2G. Orange a été le premier à lancer des campagnes d’information pour inciter ses clients à migrer vers des forfaits 4G ou 5G. Pourtant, comme le souligne Frandroid, une partie de la clientèle reste attachée à cette technologie, faute de solutions alternatives abordables ou adaptées à leurs besoins.

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La 2G représente un coût de maintenance non négligeable pour les opérateurs, alors que son usage diminue chaque année », a expliqué un porte-parole de l’Arcep. « Pourtant, certains usages critiques, comme les systèmes d’alarme ou les objets connectés, continuent de s’appuyer sur ce réseau. »
Une situation qui force les acteurs du secteur à concilier modernisation et maintien d’une connectivité minimale pour les utilisateurs les plus vulnérables.

Quels risques pour les utilisateurs et les opérateurs ?

La persistance de la 2G soulève plusieurs enjeux. D’un côté, les opérateurs doivent assumer des coûts de maintenance pour une technologie en voie de disparition. De l’autre, les utilisateurs de terminaux anciens risquent de se retrouver sans connectivité si l’arrêt est brutal. Frandroid rappelle que l’Arcep a fixé des échéances pour l’extinction totale de la 2G, mais sans date précise pour l’heure. Une transition progressive est donc indispensable pour éviter des ruptures de service.

Autre point de vigilance : les objets connectés utilisant la 2G, comme les trackers GPS ou les capteurs industriels, pourraient voir leur fonctionnement perturbé. Les fabricants sont donc incités à proposer des mises à jour logicielles ou des solutions de remplacement pour éviter des pannes généralisées.

Et maintenant ?

Les opérateurs devraient accélérer leurs campagnes de migration vers les réseaux 4G et 5G dans les mois à venir. Une échéance clé pourrait intervenir en 2027, lorsque les licences 2G des opérateurs arriveront à expiration. D’ici là, les utilisateurs concernés devraient être contactés individuellement pour éviter toute coupure brutale. Reste à voir si les alternatives proposées – forfaits low-cost ou terminaux adaptés – seront suffisantes pour couvrir l’ensemble des besoins.

Cette situation illustre les défis posés par la transition numérique dans les télécommunications. Alors que les technologies évoluent rapidement, leur abandon doit s’accompagner de solutions concrètes pour les utilisateurs les plus exposés. Une gestion équilibrée entre innovation et inclusion reste donc un impératif pour les années à venir.

Selon Frandroid, les appareils les plus concernés sont principalement des terminaux anciens, des systèmes d’alarme, des objets connectés (comme certains trackers GPS) et des équipements médicaux spécialisés. Ces dispositifs ne sont pas toujours compatibles avec les réseaux 4G ou 5G, ce qui explique leur persistance.