La Banque des règlements internationaux (BRI) met en garde contre plusieurs 'points de tension' pour l'économie mondiale, selon BFM Business. Andrea Maechler, la directrice adjointe de cette institution, a passé en revue ces axes de tensions lors d'un entretien à l'occasion de la publication dimanche 28 juin du rapport annuel de cette institution basée à Bâle, en Suisse.
Dans son rapport annuel, la BRI identifie quatre points de tension pour l'économie mondiale, à commencer par l'inflation avec le conflit au Moyen-Orient et la hausse des cours du pétrole mais aussi des prix des plastiques, engrais ou même de composants comme l'hélium, utilisé dans la fabrication de semi-conducteurs. Vient ensuite la course aux investissements dans l'intelligence artificielle, au coeur d'importantes secousses en Bourse ces derniers jours.
Ce qu'il faut retenir
- La BRI met en garde contre plusieurs 'points de tension' pour l'économie mondiale.
- L'inflation est l'un des principaux points de tension, avec le conflit au Moyen-Orient et la hausse des cours du pétrole.
- La course aux investissements dans l'intelligence artificielle est un autre point de tension, avec des secousses en Bourse ces derniers jours.
Les risques de contagion
Le troisième point porte sur ce que le rapport qualifie 'd'appétit exubérant pour le risque' des marchés financiers. Et s'y ajoutent les niveaux élevés d'endettement qui compliquent la tâche des banques centrales si elles devaient relever leurs taux d'intérêt pour maîtriser l'inflation, au risque d'alourdir le service de la dette et d'affecter la croissance économique.
'Chacun de ces points de tension devrait être tout à fait absorbable, mais ensemble, ils risquent de s'amplifier les uns avec les autres et de menacer la stabilité financière', prévient Andrea Maechler.
Les recommandations de la BRI
Dans son rapport, la BRI insiste particulièrement sur la croissance colossale des investissements dans l'IA. 'Une déception quant aux rendements pourrait déclencher un repli soudain des financements et transformer le boom des dépenses d’investissement en un krach prolongé, avec des répercussions potentielles sur les conditions financières', prévient la BRI dans son rapport.
La BRI préconise donc de mieux encadrer ces acteurs non-bancaires, avec 'une réglementation adéquate', précise Andrea Maechler, afin de d'accroître leur résilience et veiller à ce qu'ils puissent absorber les risques qu'ils prennent.
La situation économique mondiale est complexe et incertaine, et les banques centrales doivent être en mesure de prendre des décisions difficiles pour défendre la stabilité des prix et la confiance dans la monnaie. La BRI insiste sur l'importance de la réglementation et de la surveillance pour prévenir les risques de contagion et protéger la stabilité financière.