Au premier semestre 2026, la Belgique a enregistré un record d'immatriculations pour les speedbikes électriques, avec un total de 14 778 nouveaux véhicules immatriculés, selon Frandroid. Cette progression s'explique notamment par le soutien actif du secteur public ainsi que par le développement de formules de leasing avantageuses pour les usagers.

Ce qu'il faut retenir

  • 14 778 speedbikes électriques immatriculés en Belgique au premier semestre 2026, un record historique
  • Le secteur public joue un rôle clé dans cette dynamique
  • Les offres de leasing ont fortement contribué à l'adoption de ces véhicules
  • Cette tendance reflète une accélération de la mobilité électrique en Europe

Selon les données compilées par Frandroid, cette hausse des immatriculations s'inscrit dans un contexte plus large de transition énergétique en Belgique. Les speedbikes électriques, ces bicyclettes à assistance électrique (VAE) pouvant atteindre des vitesses supérieures à 25 km/h, séduisent de plus en plus d'utilisateurs, aussi bien pour les trajets quotidiens que pour des usages professionnels.

Parmi les facteurs clés de cette croissance, le leasing s'impose comme un levier majeur. Plusieurs villes et entreprises proposent désormais des formules de location longue durée, souvent accompagnées d'incitations financières ou fiscales. « Les politiques publiques ont été déterminantes, notamment en subventionnant partiellement l'achat ou la location de ces engins », explique un responsable du secteur interrogé par Frandroid.

Les chiffres du premier semestre 2026 confirment une tendance déjà observée en 2025, où les immatriculations de speedbikes électriques avaient progressé de 30 % par rapport à l'année précédente. Cette année, la Belgique pourrait même dépasser les 30 000 immatriculations annuelles si la dynamique se poursuit.

Un marché porté par les collectivités et les entreprises

Les pouvoirs publics belges ont massivement investi dans des flottes de speedbikes électriques pour leurs agents. Plusieurs communes, comme Bruxelles ou Anvers, ont également mis en place des systèmes de partage en libre-service, accessibles à moindre coût. Ces initiatives visent à réduire la congestion automobile et les émissions de CO₂ dans les centres-villes.

Du côté des entreprises, de nombreuses sociétés ont adopté ces véhicules pour leurs employés, notamment dans les secteurs de la livraison ou des services urbains. « Le leasing permet aux employeurs de proposer un avantage salarial attractif tout en réduisant leur empreinte carbone », précise un expert du marché cité par Frandroid.

Des freins persistants malgré la croissance

Malgré cette progression spectaculaire, certains défis subsistent. Le coût initial d'un speedbike électrique reste élevé pour de nombreux ménages, même avec les aides publiques. Par ailleurs, l'infrastructure de recharge, bien que développée, n'est pas encore optimale dans toutes les régions.

« La Belgique a encore du chemin à parcourir pour aligner son réseau de recharge sur celui des pays voisins comme les Pays-Bas ou l'Allemagne », note un analyste du secteur. La sécurité routière est également un sujet de préoccupation, certains usagers ne respectant pas toujours les règles de circulation spécifiques aux speedbikes.

Et maintenant ?

D'après les projections, le marché belge des speedbikes électriques devrait continuer à croître en 2026, avec un objectif de 25 000 immatriculations d'ici la fin de l'année. Les prochaines étapes dépendront notamment des décisions des autorités régionales concernant les subventions et les infrastructures. Une révision des aides financières est attendue d'ici la fin de l'automne 2026, ce qui pourrait influencer la dynamique du marché.

Pour les utilisateurs, la diversification des offres de leasing et l'extension des zones à faible émission (ZFE) devraient encore accélérer l'adoption de ces véhicules. Reste à voir si cette tendance se confirmera dans les autres pays européens, où les speedbikes électriques restent encore marginaux.

Un speedbike électrique est un vélo à assistance électrique (VAE) dont l'assistance peut atteindre une vitesse maximale de 45 km/h, contre 25 km/h pour un VAE classique. Cette catégorie de véhicules nécessite souvent une immatriculation et un permis spécifique dans plusieurs pays européens, dont la Belgique.