La Belgique vient de subir une nouvelle dégradation de sa note de crédit souveraine, passant de "AA" à "AA-", effectuée par l'agence de notation S&P. Cette décision fait suite à des "déséquilibres persistants des finances publiques", selon S&P, qui met en avant les "défis budgétaires significatifs" auxquels le royaume est confronté, ainsi que des "risques géopolitiques et macroéconomiques renforcés".
Ce qu'il faut retenir
- La note de la dette belge a été abaissée de "AA" à "AA-" par l'agence S&P en raison de déséquilibres budgétaires persistants.
- La Belgique affiche le déficit public le plus élevé de la zone euro, à 5,2% du PIB, dépassant la France.
- La perspective associée à cette dégradation est "stable", indiquant l'absence de prévisions de nouveaux mouvements dans les mois à venir.
- La dette nette belge devrait continuer à augmenter, passant de 103% du PIB en 2025 à 109% du PIB en 2029, selon les prévisions de S&P.
Cette nouvelle dégradation de la note de la dette belge intervient une semaine après une décision similaire de l'agence Moody's. S&P souligne que malgré les mesures prévues par le budget 2025, le déficit public belge a augmenté, avec des dépenses croissantes liées à l'âge, à la défense et aux intérêts de la dette. Bien que le gouvernement vise une consolidation budgétaire renforcée, S&P estime que les risques persistants pourraient maintenir le déficit sans réduction significative.
Consolidation budgétaire progressive mais incertaine
S&P reconnaît les efforts de la Belgique pour maintenir une discipline budgétaire face aux pressions externes, notamment liées à la hausse des prix du pétrole due à la guerre au Moyen-Orient. Cependant, l'absence de mesures spécifiques pour atténuer cet impact sur les consommateurs pourrait contribuer à une augmentation continue de la dette belge.
Perspectives stables malgré les défis
Malgré cette dégradation, S&P souligne que les fondamentaux de l'économie belge restent solides, limitant les effets du choc énergétique sur la croissance. La perspective stable associée à cette décision reflète la confiance relative de l'agence dans la capacité de la Belgique à faire face à ces défis économiques.
En parallèle, la Belgique n'est pas le seul pays européen impacté par les décisions de S&P, avec des ajustements également annoncés pour la Slovaquie et la Finlande. Ces évolutions soulignent l'importance des équilibres budgétaires et des politiques économiques dans un contexte mondial complexe.