La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a déclaré que les conséquences des fortes chaleurs ne disparaissent pas immédiatement, même si les températures ont fortement baissé dimanche 28 juin, selon Franceinfo - Santé. Les hôpitaux sont toujours sous tension et un premier bilan recense mille décès de plus en trois jours par rapport à la normale.
Les autorités ont recensé ces décès supplémentaires entre mercredi 24 et vendredi 26 juin. Dans une entreprise de pompes funèbres parisienne, l'activité a bondi de 15 %. Tristan Falabrègue, de Pompes funèbres Caton – Paris 13e, a constaté que « depuis 24h, 48h, le nombre d'appels et d'interventions a nettement augmenté, en tout cas pour notre entreprise, mais forcément pour celle aussi des confrères ».
Ce qu'il faut retenir
- 1 000 décès de plus en trois jours par rapport à la normale
- Les hôpitaux sont toujours sous tension
- Les deux funérariums de Paris sont saturés
- 85 % des victimes ont plus de 65 ans
- Les décès à domicile augmentent le plus
Les conséquences de la canicule
Les pompiers, le SAMU et les hôpitaux sont débordés. Le Pr Philippe Juvin, chef du service des urgences de l'Hôpital Européen Georges-Pompidou (AP-HP), a déploré que « tout le monde est dépassé. Le SAMU est dépassé, les pompiers le sont aussi. Dans les services d'urgence, nous le sommes ».
Les conséquences de la canicule sont particulièremenent visibles dans l'ouest de la France, où les morts sont les plus nombreux. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a assuré que « en 2003, beaucoup de surmortalités venaient des EHPAD. Ce qu'on voit d'après les premiers chiffres fournis par Santé publique France, c'est qu'on ne sera pas dans la même ampleur de surmortalités qu'en 2003 ».
Les prochaines étapes
Tous les décès ne sont pas encore comptabilisés et le bilan devrait s'alourdir dans les prochains jours. La situation reste donc sous surveillance étroite.
La situation actuelle reste préoccupante, mais les mesures prises pour faire face à la canicule devraient aider à atténuer ses effets.