La semaine dernière a été particulièrement rude pour ceux qui travaillent en extérieur ou dans des locaux non climatisés ou mal ventilés, selon Franceinfo - Santé. L'Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail, l'INRS, a reçu des appels d'employeurs et surtout de salariés.
Les salariés de petites entreprises démunis face à leurs conditions de travail, leur employeur n'ayant pas mis en place de mesures de prévention spécifiques, en dépit des températures très élevées, sont particulièrement touchés. Jennifer Shettle, juriste à l'INRS, a indiqué que le sujet des équipements de protection individuelle, obligatoires dans certaines activités, est récurrent.
Ce qu'il faut retenir
- 1 400 contrôles ont été réalisés par l'inspection du Travail depuis la première canicule du mois de mai.
- 75 mises en demeure ont été adressées à des entreprises.
- Les salariés de petites entreprises sont particulièrement touchés par la canicule.
- Les équipements de protection individuelle sont souvent inadaptés à la chaleur.
- Les salariés peuvent exercer leur droit de retrait en cas de danger grave et imminent pour leur vie ou leur santé.
Les conséquences de la canicule sur les lieux de travail
Les salariés du BTP, qui doivent porter des vêtements à manches longues, trop épais, parfois de couleurs foncées, pas du tout adaptés à la grosse chaleur, sont particulièrement touchés. Jennifer Shettle a également eu affaire à des salariés travaillant dans des spas, qui sont des lieux par nature chauds et humides, et qui n'ont pas de moyens pour se rafraîchir.
Les salariés en bureaux, qui travaillent sans climatisation ou sans ventilation, sont également concernés. Beaucoup de questions sont posées, comme : « Est-ce que j'ai le droit de télétravailler ? Est-ce que je peux m'arrêter de travailler ? Est-ce que je peux exercer mon droit de retrait ? »
Les moyens de faire face à la canicule
Pour faire bouger les choses, la juriste de l'INRS conseille toujours aux salariés d'en parler avec un représentant du personnel, un membre du Conseil social et économique, le CSE ou bien le médecin du travail. Ce qui, évidemment, devient très compliqué dans les très petites entreprises, celles de moins de 11 salariés, qui n'ont ni délégué, ni CSE.
Quand l'employeur n'entend pas, ne réagit pas, que le dialogue est bloqué, Jennifer Shettle rappelle alors qu'il est possible d'exercer son droit de retrait. Cette solution, de dernier recours, permet à une personne de quitter son poste de travail, s'il estime être confronté à un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé.
En conclusion, la canicule a des conséquences importantes sur les lieux de travail, et les salariés doivent être protégés. Les employeurs doivent prendre des mesures pour prévenir les accidents de travail et les salariés doivent être informés de leurs droits.