La sortie de l’IA DeepSeek-V4 est imminente et fait trembler la Silicon Valley, selon nos confrères de Futura Sciences. Il y a un an, DeepSeek a présenté son modèle DeepSeek-V3, une surprise dans le milieu de l'intelligence artificielle. Du jour au lendemain, un modèle chinois a réussi à concurrencer ChatGPT, un signe très clair que le pays rattrapait son retard dans la course à l'IA.
Le coût de développement annoncé de DeepSeek-V3 est presque dérisoire face à la concurrence et son fonctionnement nécessite beaucoup moins de ressources. Et il est publié sous licence libre. Désormais, DeepSeek s'apprête à renouveler l'expérience avec DeepSeek-V4. D'autres entreprises ont profité du Nouvel An chinois pour sortir leurs nouveaux modèles, comme Alibaba, Zhipu AI ou encore Moonshot AI, et l'annonce de DeepSeek serait imminente, peut-être même avant la fin des festivités.
Ce qu'il faut retenir
- La sortie de DeepSeek-V4 est imminente et pourrait représenter un nouveau pavé dans la mare et inquiéter les concurrents américains.
- DeepSeek-V4 serait basé sur la nouvelle architecture Model1 qui réduit l'utilisation de la mémoire jusqu'à 40 %.
- Le nouveau modèle devrait aussi intégrer la technologie Manifold-Constrained Hyper-Connections (mHC), une technique qui vise à stabiliser les grands modèles en apportant des contraintes mathématiques.
Les performances de DeepSeek-V4
Selon les performances du nouveau modèle, il pourrait représenter un nouveau pavé dans la mare et inquiéter les concurrents américains, notamment OpenAI, Google et Anthropic. Alors que ces géants investissent des milliards de dollars dans des centres de données, DeepSeek avait annoncé que l'entraînement de sa V3 avait coûté moins de 6 millions de dollars.
D'après Reuters, qui cite une source dans l'administration Trump, cette nouvelle version aurait été entraînée sur des puces Blackwell de Nvidia, alors qu'elles sont sous embargo. Ces processeurs seraient installés dans son centre de données situé dans la région autonome de Mongolie-Intérieure.
Les controverses entourant DeepSeek
Toutefois, l'IA chinoise est également controversée. Face aux risques de biais dans les réponses et à l'envoi des données sur des serveurs chinois pour la version du chatbot accessible en ligne, plusieurs pays ont interdit son utilisation aux agences gouvernementales, notamment Taïwan, l'Italie, les Pays-Bas, la République tchèque et une partie des États-Unis.
DeepSeek aurait utilisé la distillation pour entraîner la V3 à moindres frais. Plutôt que d'utiliser de grandes bases de données pour l'entraînement, le modèle se serait connecté à ChatGPT afin d'utiliser ses réponses pour accélérer le processus. Une accusation renouvelée le 12 février 2026.
En conclusion, la sortie de DeepSeek-V4 est un événement majeur dans l'industrie de l'intelligence artificielle, qui pourrait avoir des conséquences importantes pour les entreprises et les gouvernements. Il est important de suivre de près les développements futurs pour comprendre les implications de cette nouvelle technologie.
