D'après Euronews FR, la Commission européenne a rejeté l'initiative citoyenne visant à suspendre l'asile et le regroupement familial. Les organisateurs de la campagne d'extrême droite « Save Europe Act » préparent un recours contre cette décision.
La pétition réclame la suspension temporaire des « voies d'immigration non occidentales », y compris les visas d'études et de regroupement familial. Elle demande également le renvoi dans leur pays d'origine non seulement des migrants en situation irrégulière, mais aussi des ressortissants non européens en séjour légal jugés « non intégrés » ou considérés comme une « lourde charge culturelle ou financière » pour les États membres.
Ce qu'il faut retenir
- La Commission européenne a rejeté l'initiative citoyenne « Save Europe Act ».
- Les organisateurs préparent un recours contre cette décision.
- La pétition réclame la suspension temporaire des « voies d'immigration non occidentales ».
- La campagne est soutenue par des figures nationalistes telles que le Hongrois Viktor Orbán, l'Espagnol Santiago Abascal, le Roumain George Simion et l'Italien Roberto Vannacci.
Le contexte de la décision
La Commission a estimé que la suspension des voies de migration proposée reposait sur l'origine ethnique, culturelle ou civilisationnelle des personnes concernées, plutôt que sur l'examen individuel au cas par cas exigé par le droit de l'Union. « La décision [de refuser l'enregistrement] est un acte juste », a déclaré l'eurodéputée des Verts/ALE Cristina Guarda, qui a qualifié la pétition de « propagande haineuse portée par l'extrême droite ».
La campagne affirme avoir déjà recueilli de manière informelle près de 600 000 signatures et avoir organisé la semaine dernière une manifestation d'environ 200 partisans devant le Parlement européen à Bruxelles pour exiger l'enregistrement de l'initiative.
Les réactions des parties prenantes
« Nous estimons que la Commission a agi en violation du droit européen en empêchant les citoyens de demander des mesures spécifiques », a déclaré à Euronews l'activiste autrichien Martin Sellner, chef du mouvement et fervent partisan de la remigration. Il a indiqué que l'équipe juridique du groupe est prête à déposer un recours dès lundi.
Cristina Guarda et d'autres élus ont organisé la semaine dernière une contre-manifestation devant le Parlement européen pour coïncider avec le rassemblement des militants.
La décision de la Commission européenne soulève des questions sur l'équilibre entre la protection des droits des citoyens de l'UE et la nécessité de contrôler les flux migratoires. Les prochaines étapes de cette affaire seront suivies de près par les observateurs de la scène politique européenne.