Le 16 mars 2026, les autorités syriennes ont publié un décret interdisant la consommation d'alcool dans les restaurants, les cafés et les bars de la capitale, Damas, selon nos confrères de Le Monde. Cette décision fait partie d'un virage conservateur imposé à la société syrienne par les islamistes au pouvoir. Le décret, signé par le gouverneur de Damas, Maher Marwan, ancien cadre de Hayat Tahrir Al-Cham, exige que les licences des boîtes de nuit et des débits de boissons soient converties en licences de café.

La vente d'alcool est désormais limitée aux bouteilles scellées vendues dans des commerces de détail, uniquement dans les quartiers en majorité chrétiens de Bab Touma, Bab Charki et Qassaa, et destinées à une consommation à domicile. Tout établissement distribuant de l'alcool doit être situé à au moins 75 mètres d'un lieu de culte et d'une école, ainsi qu'à au moins 20 mètres des postes de police et institutions gouvernementales.

Ce qu'il faut retenir

  • Interdiction de la consommation d'alcool dans les restaurants, les cafés et les bars de Damas
  • Conversion des licences des boîtes de nuit et des débits de boissons en licences de café
  • Vente d'alcool limitée aux bouteilles scellées vendues dans des commerces de détail dans les quartiers chrétiens
  • Délai de trois mois pour les propriétaires de bars pour se conformer aux nouvelles dispositions

Contexte et explications

Les autorités syriennes disent avoir agi en réponse aux plaintes d'habitants et pour empêcher des pratiques contraires à la « moralité publique ». Cette décision s'inscrit dans un contexte de virage conservateur imposé à la société syrienne par les islamistes au pouvoir. Le gouverneur de Damas, Maher Marwan, a annoncé que les propriétaires de bars disposaient d'un délai de trois mois pour se conformer aux nouvelles dispositions.

Impact et réactions

La décision a suscité des réactions mitigées dans la population syrienne. Certains ont salué la mesure, considérant qu'elle contribuera à préserver la moralité publique, tandis que d'autres ont exprimé leur inquiétude quant à l'impact sur l'économie et la liberté individuelle. Les propriétaires de bars et de restaurants ont également exprimé leur préoccupation quant à la perte de clients et de revenus.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines et mois seront déterminants pour évaluer l'impact de cette décision sur la société syrienne et l'économie du pays. Les autorités syriennes devront également faire face aux réactions de la communauté internationale et aux conséquences potentielles sur les relations diplomatiques et économiques. La date butoir pour la conversion des licences des boîtes de nuit et des débits de boissons est fixée à juin 2026.

En conclusion, la décision d'interdire la consommation d'alcool dans les bars et les restaurants de Damas marque un tournant dans la politique syrienne et soulève des questions quant à l'avenir de la liberté individuelle et de l'économie du pays.

Cette interdiction signifie que les touristes et les visiteurs étrangers ne pourront plus consommer d'alcool dans les bars et les restaurants de Damas. Cependant, ils pourront toujours acheter des boissons alcoolisées dans des commerces de détail pour les consommer dans leur hébergement.