La cour d'appel de Hongkong a confirmé ce lundi 23 février les peines d'emprisonnement de douze militants prodémocratie, dont des personnalités médiatiques, condamnés en vertu de la loi sur la sécurité nationale. Les douze militants, qui faisaient appel, font partie d'un groupe de 45 personnes reconnues coupables de 'subversion' et emprisonnées en 2024 pour avoir organisé une primaire officieuse de l'opposition avant les élections législatives. Cette action avait pour objectif de pousser Carrie Lam, la dirigeante pro-Pékin de l'époque, à démissionner.
Après les manifestations massives en faveur de la démocratie à Hongkong à partir de 2019, 610 000 personnes avaient participé à cette primaire en juillet 2020, malgré les mises en garde des autorités, soit près d'un septième des électeurs de la ville. Pékin a depuis renforcé le contrôle des élus locaux. Les condamnations initiales variaient entre quatre ans et deux mois et dix ans de prison.
Les militants concernés par les appels comprenaient l'ancien député Leung Kwok-hung, surnommé 'Cheveux longs', l'ex-journaliste Gwyneth Ho, le candidat au Parlement Owen Chow, âgé de 29 ans, l'ancien étudiant infirmier Gordon Ng, 47 ans, et l'ancien député Lam Cheuk-ting, 48 ans. Les autorités chinoises et de Hongkong soutiennent que la loi sur la sécurité nationale a permis de rétablir l'ordre après les manifestations parfois violentes de 2019, bien que les condamnations aient suscité de vives réactions internationales en 2024.
Selon la cour d'appel, les peines d'emprisonnement des douze militants ont été confirmées, marquant ainsi une étape supplémentaire dans le durcissement du contrôle politique à Hongkong.
Les prochaines étapes attendues concernent la réaction de la communauté internationale face à cette décision judiciaire et l'évolution de la situation des militants prodémocratie à Hongkong.
