La Cour suprême des États-Unis, majoritairement conservatrice et comprenant un tiers de juges nommés par Trump, a marqué son indépendance en rejetant une partie des droits de douane imposés par la Maison-Blanche. Cette décision a surpris Donald Trump, habitué à considérer la Cour comme une alliée. Le président a vivement critiqué les juges pour leur décision, les accusant d'« antipatriotisme » et de « déloyauté » envers la Constitution. Il a notamment visé Neil Gorsuch et Amy Coney Barrett, pourtant ses propres nominations. Malgré sa colère, Trump a accepté la décision, reconnaissant son importance.
Jack Goldsmith, professeur de droit à Harvard, a souligné que la réaction de Trump, combinant colère et acceptation, a renforcé le prestige de la Cour suprême. De nombreux observateurs ont salué cette décision comme un témoignage puissant du pouvoir de la Cour.
Cette décision inattendue constitue un premier frein aux pouvoirs présidentiels de Trump, mettant en lumière la capacité de la Cour suprême à agir en contre-pouvoir face aux actions du président américain. En rejetant une mesure phare de la politique douanière de Trump, la Cour suprême envoie un message fort sur son indépendance et sa volonté de préserver les principes constitutionnels, même face à la pression politique.
Cette affaire soulève des interrogations sur l'équilibre des pouvoirs aux États-Unis et sur la capacité des institutions judiciaires à maintenir leur intégrité face aux pressions politiques. La réaction de Trump, mêlant critiques virulentes et acceptation publique, illustre les tensions entre le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire, et met en lumière les enjeux constitutionnels qui animent le débat politique américain.
À l'avenir, cette décision de la Cour suprême pourrait avoir des répercussions sur d'autres domaines de la présidence de Trump et souligner l'importance du respect de l'indépendance judiciaire dans un système démocratique.
