Selon 20 Minutes - Politique, la députée LFI Sophia Chikirou a été condamnée le 10 juin 2026 à une amende de 8 000 euros pour avoir utilisé des chèques qui n’avaient jamais été signés ni encaissés. La décision, rendue par le tribunal correctionnel de Paris, la déclare coupable de vol mais l’acquitte des faits d’escroquerie initialement reprochés.

Ce qu’il faut retenir

  • Condamnation de Sophia Chikirou, députée LFI, à 8 000 euros d’amende pour vol de chèques non utilisés.
  • Le tribunal correctionnel de Paris retient uniquement le chef de vol, écartant l’accusation d’escroquerie.
  • Les chèques en question n’avaient jamais été signés ni encaissés par leur bénéficiaire.
  • La décision intervient après plusieurs années de procédure judiciaire.

Une condamnation pour usage de chèques non valides

Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son verdict le 10 juin 2026 dans l’affaire opposant Sophia Chikirou à un ancien collaborateur. Selon les éléments du dossier, l’élue aurait utilisé des chèques qui n’avaient jamais été signés ni rendus valides par leur bénéficiaire. Le tribunal a estimé que ces agissements relevaient du vol, au sens de l’article 311-1 du code pénal, et non de l’escroquerie, comme le rapportait 20 Minutes - Politique.

Les faits remontent à 2022, lorsque Sophia Chikirou était encore conseillère régionale d’Île-de-France. À l’époque, elle aurait tenté de récupérer des fonds via ces chèques, sans succès, ceux-ci n’ayant jamais été validés. La procédure judiciaire s’est prolongée jusqu’à cette condamnation, après plusieurs reports et une enquête approfondie.

Escroquerie écartée, mais amende maintenue

L’accusation initiale portait sur des soupçons d’escroquerie, un délit passible de cinq ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. Cependant, le tribunal a considéré que les éléments ne permettaient pas de retenir ce chef d’accusation. « Les chèques n’ayant jamais été signés, il ne peut y avoir d’intention frauduleuse avérée », a souligné l’un des magistrats, selon les propos rapportés par 20 Minutes - Politique.

En revanche, les juges ont retenu le vol, estimant que Sophia Chikirou avait bien tenté d’utiliser des documents financiers non valides pour obtenir un avantage matériel. L’amende de 8 000 euros, bien que lourde, évite à l’élue une peine de prison avec sursis ou ferme. Son avocat a indiqué qu’un recours en appel serait étudié, sans préciser de délai pour l’instant.

Un contexte politique tendu

Cette condamnation intervient dans un climat politique déjà marqué par les tensions au sein de La France Insoumise (LFI). Sophia Chikirou, figure historique du mouvement, a toujours nié toute malversation, qualifiant l’affaire de « procédure politique ». Son parti, déjà fragilisé par des affaires internes, voit cette décision comme une nouvelle attaque contre ses représentants.

Côté opposition, certains élus appellent à sa démission immédiate, tandis que ses soutiens rappellent son immunité parlementaire, qui la protège pour l’instant d’une exclusion forcée de l’Assemblée nationale. Le groupe LFI n’a pas encore réagi officiellement à cette condamnation, mais des sources internes évoquent une réunion prévue en urgence pour statuer sur la suite à donner.

Et maintenant ?

Plusieurs étapes restent à franchir dans les prochaines semaines. D’abord, Sophia Chikirou dispose d’un délai de dix jours pour faire appel du verdict. Si elle choisit cette voie, l’affaire sera rejugée devant la cour d’appel de Paris, ce qui pourrait prolonger le processus judiciaire de plusieurs mois, voire années. Ensuite, la question de son maintien à l’Assemblée nationale pourrait être posée, notamment si une procédure disciplinaire interne est engagée par LFI.

Enfin, cette condamnation pourrait relancer le débat sur l’éthique des élus et les mécanismes de contrôle financier au sein des partis politiques. Une proposition de loi visant à renforcer la transparence des dépenses des députés, déjà en discussion, pourrait être accélérée à la suite de cette affaire.

Pour l’heure, Sophia Chikirou conserve ses fonctions de députée, son immunité parlementaire la protégeant d’une exclusion immédiate. La suite dépendra de ses choix juridiques et politiques dans les semaines à venir.

Pour l’instant, non. Son immunité parlementaire la protège d’une exclusion immédiate. Cependant, une procédure disciplinaire interne au sein de LFI pourrait être engagée, et la question de son maintien au groupe parlementaire pourrait être soulevée lors d’une réunion prochaine.