À peine le coup de sifflet final de la Coupe du monde s’est-il éteint que la Fifa passe déjà à l’étape suivante. Selon France 24, l’instance dirigeante du football mondial a annoncé mardi son intention de créer une société dédiée à la gestion de ses activités commerciales. L’objectif affiché ? Ouvrir ses portes aux investisseurs privés et lever jusqu’à 10 milliards de dollars pour financer le développement du sport.

Ce qu'il faut retenir

  • La Fifa prévoit de créer une société pour gérer ses activités commerciales après la Coupe du monde
  • Cette structure vise à attirer des investisseurs privés pour injecter 10 milliards de dollars dans le football
  • Les fonds seront destinés au développement du sport à l’échelle mondiale
  • L’annonce intervient à peine après la fin du Mondial, témoignant d’une volonté d’accélérer les réformes économiques

Cette initiative s’inscrit dans la continuité des ambitions économiques affichées par la Fifa, qui cherche à moderniser son modèle financier. La nouvelle entité, dont les détails opérationnels restent à préciser, aura pour mission de commercialiser les droits télévisuels, les partenariats et les licences associées aux compétitions sous son égide. Autant dire que, côté attractivité, le timing est idéal : après l’engouement généré par la Coupe du monde, les investisseurs pourraient trouver un terrain propice pour s’engager.

Le président de la Fifa, Gianni Infantino, a déjà évoqué à plusieurs reprises la nécessité de diversifier les sources de revenus du football. Lors de son dernier mandat, il avait notamment mis en avant l’importance de redistribuer les bénéfices vers les fédérations nationales et les clubs, souvent en quête de financements stables. Bref, cette nouvelle société pourrait bien devenir le levier de cette politique.

Les observateurs soulignent que cette démarche s’inscrit dans une logique de professionnalisation du football mondial. Jusqu’ici, les activités commerciales de la Fifa étaient gérées en interne, limitant les possibilités d’expansion. En ouvrant son capital à des partenaires extérieurs, l’institution mise sur une croissance accélérée, tout en gardant le contrôle stratégique sur les opérations.

« Nous voulons créer une structure agile, capable de saisir des opportunités que nous ne pourrions pas exploiter seuls. Les 10 milliards de dollars que nous visons permettront de financer des projets concrets pour le football, des infrastructures aux programmes de développement. »
— Gianni Infantino, président de la Fifa

Et maintenant ?

La Fifa devra désormais finaliser les contours juridiques et financiers de cette nouvelle société, un processus qui pourrait prendre plusieurs mois. Une fois opérationnelle, cette structure devra convaincre les investisseurs de la viabilité du projet, alors que le football mondial reste marqué par des tensions économiques et des inégalités entre les nations. Reste à voir si les fonds levés seront effectivement redistribués équitablement, comme promis par l’institution.

Pour les acteurs du secteur, cette annonce marque un tournant dans la gestion du football. Les clubs, souvent dépendants des droits télévisuels, pourraient bénéficier indirectement de ces fonds, à condition que les mécanismes de redistribution soient transparents. Les prochaines réunions du conseil de la Fifa, prévues d’ici la fin de l’année, devraient apporter des éclaircissements sur les modalités pratiques de ce projet.

La Fifa n’a pas encore détaillé le profil des investisseurs visés, mais selon France 24, il pourrait s’agir de fonds souverains, de grandes entreprises spécialisées dans le sport ou de consortiums financiers. L’institution a simplement indiqué vouloir diversifier ses sources de financement.