La France a connu un épisode de chaleur extrême au mois de mai, avec des températures record enregistrées dans 352 stations météorologiques, selon Météo France. La température la plus élevée, 37,1 °C, a été relevée près d’Hossegor, à proximité de Biarritz, le lundi 25 mai. Selon Euronews FR, ces températures exceptionnellement élevées ont été mises en cause dans une série de décès, dont celui d’un coureur de 53 ans mort pendant une course à Paris.
Ce qu'il faut retenir
- La France a connu un épisode de chaleur extrême au mois de mai avec des températures record.
- La température la plus élevée a été relevée à 37,1 °C près d’Hossegor.
- Ces températures ont été mises en cause dans une série de décès.
- Le fonds vert, programme phare du pays, aide les collectivités à s’adapter au changement climatique.
- Le budget du fonds vert se réduit discrètement, passant de 2,4 milliards d’euros en 2024 à 873 millions en 2026.
Le contexte de la canicule
Les scientifiques affirment que cet épisode de chaleur « sans précédent » n’avait qu’une chance sur 1 000 de se produire à cette période de l’année, d’après les archives remontant à 1979. Friederike Otto, professeure de sciences du climat à l’Imperial College de Londres, explique que « le changement climatique rend ces vagues de chaleur plus intenses, plus longues et beaucoup plus fréquentes ».
La France se prépare à des chaleurs extrêmes depuis des années, en particulier dans des villes comme Paris, souvent victimes de l’effet d’îlot de chaleur urbain. Les infrastructures urbaines, comme le béton et l’asphalte, absorbent la chaleur et maintiennent des températures extérieures élevées.
Les efforts pour lutter contre le changement climatique
Le fonds vert, programme phare du pays, aide les collectivités à s’adapter au changement climatique. Il a déjà apporté un soutien financier à plus de 25 000 projets menés par plus de 13 000 acteurs sur le terrain, dont plus de 11 000 communes de France métropolitaine et d’outre-mer. L’engagement du fonds vert représente 4,5 milliards d’euros de subventions publiques et couvre la rénovation énergétique des bâtiments publics locaux, l’amélioration de la qualité de l’air, la prévention des inondations et la restauration de la nature.
Cependant, le budget du fonds vert se réduit discrètement, passant de 2,4 milliards d’euros en 2024 à 873 millions en 2026. Marine Tondelier, cheffe du parti écologiste, a partagé la capture d’écran d’un article du média français Contexte, selon lequel l’autorisation d’engagement du fonds vert a été réduite de 163 millions d’euros, soit près de 20 % du budget initial.
Les réactions
Marine Tondelier a déclaré que « après avoir démontré son absence totale de préparation pendant les huit jours d’une vague de chaleur historique, voici les mesures d’adaptation au changement climatique du gouvernement ». Elle a ajouté que « un tel niveau d’incompétence et d’obstination dans la mauvaise direction revient à du déni climatique ».
La France est accusée de « déni climatique » alors que les aides vertes fondent après la canicule. Il est important de surveiller les prochaines échéances et les décisions attendues pour voir comment la France va gérer cette situation.