Le parc naturel régional Comminges Barousse Pyrénées a été officiellement reconnu comme le soixantième parc naturel régional (PNR) de France le 10 juillet 2026, selon Ouest France. Ce nouveau territoire protégé s’étend sur plus de 170 000 hectares, à cheval entre la Haute-Garonne et les Hautes-Pyrénées, en bordure des Pyrénées. Sa création marque une étape importante pour la préservation des espaces ruraux et des écosystèmes fragiles de la région.

Ce qu'il faut retenir

  • Le parc naturel régional Comminges Barousse Pyrénées devient le 60e PNR de France le 10 juillet 2026, selon Ouest France.
  • Il couvre plus de 170 000 hectares, répartis entre la Haute-Garonne et les Hautes-Pyrénées.
  • Ce territoire, à l’environnement particulièrement fragile, rejoint le réseau national des parcs naturels régionaux.
  • Sa création renforce la protection des paysages et de la biodiversité pyrénéenne.

Un territoire rural et préservé entre deux départements

Le nouveau parc naturel s’étend sur un territoire à dominante rurale, où les activités agricoles et pastorales coexistent avec une biodiversité riche mais vulnérable. Ouest France souligne que ce PNR est le premier créé en France depuis 2023, marquant ainsi un regain d’intérêt pour la protection des espaces naturels. La Haute-Garonne et les Hautes-Pyrénées abritent désormais ce sanctuaire naturel, qui s’ajoute aux 59 autres PNR déjà existants sur le territoire national.

Selon les premières analyses, le parc couvre des zones de moyenne montagne, des vallées et des plateaux, offrant une mosaïque de paysages protégés. Les acteurs locaux mettent en avant la nécessité de concilier développement économique et préservation des ressources, un équilibre au cœur des missions des PNR.

Un environnement fragile à protéger

Le PNR Comminges Barousse Pyrénées se distingue par son écosystème particulièrement fragile, soumis à des pressions telles que l’érosion, la déprise agricole ou encore les changements climatiques. Ouest France rapporte que les autorités régionales et départementales ont souligné l’urgence de protéger ce territoire, où la faune et la flore endémiques sont menacées par l’abandon progressif des activités traditionnelles.

Parmi les espèces concernées, des plantes rares et des oiseaux protégés comme le gypaète barbu ou le desman des Pyrénées figurent parmi les priorités de conservation. Les gestionnaires du parc prévoient des mesures strictes pour limiter l’impact des activités humaines sur ces milieux sensibles, tout en favorisant une gestion durable des ressources.

Une reconnaissance qui s’inscrit dans une dynamique nationale

La création de ce soixantième PNR s’inscrit dans la politique nationale de protection de la biodiversité, portée par le ministère de la Transition écologique. Ouest France indique que le label PNR, attribué pour une durée de dix ans renouvelable, permet de mobiliser des financements publics et privés pour des projets de préservation et de valorisation du territoire. Une convention cadre, signée entre l’État, la Région Occitanie et les départements concernés, encadre désormais les actions à mener.

Les PNR jouent également un rôle clé dans le développement local, en soutenant des filières économiques durables comme l’agro-tourisme ou les énergies renouvelables. Leur création répond à un double objectif : préserver les paysages et soutenir les populations locales dans un contexte de déclin démographique rural.

Et maintenant ?

La prochaine étape consistera à finaliser le projet de charte du parc, qui définira les orientations stratégiques pour les dix prochaines années. Un calendrier précis n’a pas encore été arrêté, mais les acteurs locaux devraient présenter un premier jet d’ici la fin de l’année 2026. La mise en œuvre des mesures de protection pourrait débuter dès 2027, sous réserve des arbitrages budgétaires et des concertations en cours.

Pour la présidente du conseil régional d’Occitanie, Carole Delga, ce nouveau PNR « illustre l’engagement de notre région en faveur de la transition écologique et de la revitalisation des territoires ruraux ». Les associations environnementales, quant à elles, appellent à une vigilance accrue pour éviter que les activités économiques ne compromettent la biodiversité du parc.

Les principaux défis incluent la préservation des espèces endémiques, la lutte contre l’érosion des sols et la gestion des conséquences du changement climatique, notamment la modification des habitats naturels.