La France a créé un droit sur l'aide à mourir, après un débat qui aura duré quatre ans, selon Franceinfo - Santé. L'Assemblée nationale a définitivement adopté la loi sur la fin de vie, qui instaure un droit sur l'aide à mourir sous conditions strictes.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. La loi vient d'être définitivement adoptée à 291 voix contre 241 à l'Assemblée nationale. Une fierté pour Olivier Falorni, maire Les Démocrates de La Rochelle, qui a porté le texte pendant 12 ans.
Ce qu'il faut retenir
- L'aide à mourir est désormais un droit en France.
- La loi a été adoptée après 4 ans de débats et plus de 8 000 amendements.
- Le texte exclut les personnes dans le coma ou atteintes de la maladie d'Alzheimer.
Les conditions d'accès
Un droit sous condition : être majeur, français ou résident stable, atteint d'une maladie grave et incurable en phase avancée, éprouver des souffrances insupportables, et être apte à exprimer sa volonté jusqu'au bout. Les patients concernés devront faire une demande écrite à un médecin qui devra proposer de bénéficier des soins palliatifs.
La demande sera examinée par un collège de professionnels. La décision sera notifiée sous 15 jours. Si elle est positive, le malade doit attendre au moins deux jours pour confirmer sa demande. À une date de son choix, le patient s'auto-administrera la substance létale en présence d'un médecin ou d'un infirmier.
Les réactions
Les opposants, comme le député LR Philippe Juvin, également chef de service aux urgences de l'hôpital Georges Pompidou, dénoncent une loi qui ne protège pas les malades. Sébastien Lecornu a déjà indiqué qu'il saisira le Conseil constitutionnel afin qu'il apporte des clarifications sur certaines dispositions de la loi.
Critères d'accès, délai de réflexion, clause de conscience... Que prévoit la loi sur l'aide à mourir, que le Parlement vient d'adopter définitivement ?