Le 26 avril 2026, selon BFM Business, le rapporteur général du budget Philippe Juvin a dévoilé son projet pour que le travail « paye mieux ». Dans La Tribune Dimanche, il préconise de supprimer les principales cotisations salariales pour rendre du pouvoir d'achat aux Français. Cette proposition intervient après une récente étude de l'OCDE qui a démontré que lorsque qu'un employeur dépensait 100 euros pour un salarié en France, ce dernier ne recevait dans sa poche « que » 52,80 euros compte tenu du niveau des différents prélèvements qui pèsent sur le travail.

Cela classe l'Hexagone à la troisième place des pays de l'OCDE qui taxent le plus le travail. Face à ce constat, Philippe Juvin propose de « rendre » pas moins de 106 milliards d'euros aux Français, notamment en supprimant les cotisations salariales santé, retraite, et chômage. La CSG (contribution sociale généralisée), la CRDS (contribution pour le remboursement de la dette sociale) ainsi que les cotisations patronales seraient en revanche maintenues.

Ce qu'il faut retenir

  • La France est le 3e pays de l'OCDE qui taxe le plus le travail.
  • Le rapporteur général du budget Philippe Juvin propose un plan choc pour rendre 106 milliards d'euros aux salariés.
  • La suppression des cotisations salariales santé, retraite, et chômage est préconisée.
  • La CSG, la CRDS et les cotisations patronales seraient maintenues.

Le contexte économique

Le sentiment que le travail « ne paie plus » est largement partagé en France. Selon un sondage Elabe pour BFMTV paru en février, 77% des Français jugent en effet que le travail ne paie pas, dont 54% « pas vraiment » et 23% « pas du tout ». À l’inverse, seuls 23% jugent que le travail permet encore de s’en sortir financièrement. Par ailleurs, seuls 46% des Français estiment correctement l'écart entre le salaire brut et le salaire net.

Les propositions de Philippe Juvin

Pour financer ce projet, le rapporteur général du budget préconise d'augmenter de trois points la TVA et d'un point la CSG, ce qui rapporterait selon lui 40 milliards d'euros à l'État. Il plaide également pour la suppression de la prime d'activité, « une trappe à bas salaires » qui deviendrait « moins nécessaire puisqu'on augmente le salaire direct ». De quoi renflouer les caisses de 10 milliards d'euros. Les 56 milliards restant seraient enfin « récupérés » grâce aux gains de pouvoir d'achat des salariés qui consommeraient davantage, ce qui générerait plus de recettes fiscales et contribuerait à la création de 450.000 emplois sur cinq ans, d'après Philippe Juvin.

Les conséquences attendues

Les conséquences de ce plan choc pourraient être significatives. D'une part, la suppression des cotisations salariales pourrait augmenter le pouvoir d'achat des Français et les inciter à consommer davantage. D'autre part, l'augmentation de la TVA et de la CSG pourrait avoir des effets négatifs sur certaines catégories de la population, notamment les plus démunis.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines et mois seront cruciaux pour déterminer l'impact de ce plan choc. Les réactions des différents acteurs économiques et politiques seront à suivre de près. La date de l'élection présidentielle de 2027 approche, et ce plan choc pourrait jouer un rôle important dans les débats électoraux.

En conclusion, le plan choc de Philippe Juvin pour rendre 106 milliards d'euros aux salariés est un sujet complexe et multifacette. Les conséquences attendues sont nombreuses et pourraient avoir des impacts significatifs sur l'économie française et la vie des citoyens.