La ministre de l'Énergie et porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a défendu la libération de 10 millions de barils de gazole issus des stocks stratégiques français, selon BFM Business. Cette décision, annoncée mercredi soir par le Premier ministre, vise à détendre le prix du litre de gazole dans les stations-service. La France dispose actuellement d'un stock stratégique de 50 millions de barils de diesel, et la consommation française sur trois mois s'élève à 54 millions de barils.
La ministre a précisé que les 10 millions de barils libérés représentent « peu ou prou 20% de cette consommation » et qu'ils seront vendus à un prix d'achat antérieur à la crise, donc bien moins cher que les prix de marché aujourd'hui. Maud Bregeon a également assuré que la France disposait d'un « stock stratégique suffisamment important » pour que cette mesure n'impacte pas sa sécurité d'approvisionnement.
Ce qu'il faut retenir
- La France libère 10 millions de barils de gazole pour faire baisser les prix à la pompe.
- Le gouvernement promet une baisse de « 12 à 18 centimes » des prix à la pompe.
- La France dispose actuellement d'un stock stratégique de 50 millions de barils de diesel.
Le contexte de la décision
La libération de 10 millions de barils de gazole intervient dans le cadre du G7, sous la coordination de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui a convenu vendredi de libérer jusqu'à 100 millions de barils de gazole et pétrole brut dans les quatre mois. Cet accord repose uniquement sur le diesel, et non l'essence, car il affiche « les prix les plus élevés » à la pompe et parce que « les principales tensions à l'échelle internationale », surtout « sur le raffinage », le concernent, a expliqué Maud Bregeon.
En mars 2026, au début de la guerre au Moyen-Orient, les 32 pays membres de l'AIE avaient décidé de libérer 400 millions de barils de pétrole issus de leurs réserves stratégiques, parmi lesquels 14,5 millions de barils pour la France. Avec les 10 millions de barils annoncés mercredi par Sébastien Lecornu, « la France va libérer bien davantage de volumes que ce que nous avons fait il y a 5 ou 6 mois », a pourtant avancé Maud Bregeon.
Les raisons de la décision
La ministre a justifié la décision en expliquant que « aux premières semaines » du conflit au Moyen-Orient, « on avait donc de grandes incertitudes sur notre sécurité d'approvisionnement et sur la manière dont le marché allait pouvoir se réorganiser ». Elle a ajouté que « on ne pouvait pas écarter [...] un risque à terme sur l'approvisionnement, ce qui nous a amené [...] à être particulièrement vigilants dans la manière dont on libérait nos stocks ».
Aujourd'hui, « on a un peu de recul » et « on voit que le marché s'est stabilisé en termes de volumes », donc « on peut se permettre de faire ce geste », a conclu Maud Bregeon. Elle a également assuré que « on s'assurera que l'ensemble des stations en sont bénéficiaires ».
La suite de cette décision sera à suivre de près, notamment pour voir comment les prix à la pompe vont évoluer dans les prochaines semaines. Les consommateurs attendent avec intérêt la mise en œuvre de cette mesure et son impact sur leur pouvoir d'achat.