Le 21 juillet 2026, le Parlement a définitivement adopté une réforme visant à accélérer le blocage des sites diffusant illégalement des compétitions sportives, selon FrenchBreaches. Cette décision s'inscrit dans le cadre d'une lutte plus large contre l'IPTV et le streaming sportif illégal en France.

Ce nouveau système, placé sous le contrôle de l’Arcom, permettra de transmettre de nouvelles cibles aux intermédiaires techniques pendant la diffusion d’un match, limitant ainsi les possibilités pour les plateformes pirates de contourner les blocages en changeant de domaine ou d’adresse IP.

Ce qu'il faut retenir

  • La France a adopté une réforme pour lutter contre l’IPTV et le streaming sportif illégal.
  • Un système automatisé sera mis en place pour transmettre de nouvelles cibles pendant les matchs.
  • Les blocages pourront concerner des domaines et des adresses IP.
  • L’Arcom conservera un pouvoir de contrôle pour limiter les erreurs et le surblocage.
  • Une décision du 8 juillet 2026 vise déjà 30 domaines liés au streaming sportif et à l’IPTV.

Le contexte

Jusqu’à présent, les blocages de sites pirates étaient réalisés après une décision de justice, mais les plateformes pirates pouvaient contourner ces blocages en changeant de domaine ou d’adresse IP. Le nouveau système vise à accélérer ce processus et à rendre plus difficile la stratégie des pirates.

La Ligue de Football Professionnel (LFP) a déjà obtenu le blocage de 30 domaines liés au streaming sportif et à l’IPTV, selon une décision du tribunal judiciaire de Paris du 8 juillet 2026. Ces domaines sont : kzontop.com, kzontop.site, ligue1live.xyz, empire-sport.live, sportplus.live, iptvfrancai.com, vip.kata17.xyz, worldsports.st, abcsport.top, live3.totalsportek.foo, streamlycdn.com, totalsporteki.com, ropeingame.top, xuperlive.com, akhtv.online, empire-sport.sbs, faststreams.site, imftx.vercel.app, freestreams-live1c.pk, www.fctv33hd.lat, tv247us.vip, sportsurge100.is, iplay-iptv.com, iplay.to, euroiptv.fr, line.dinowwa.sbs, lafranceiptv.fr, line.dinoya.sbs, king-365.com, dcbe.cc.

Les implications

Le nouveau système automatisé permettra aux ayants droit de signaler de nouvelles infrastructures pendant la diffusion d’une compétition, ce qui accélérera le processus de blocage. Les informations seront transmises par un système automatisé sous la supervision de l’Arcom, afin que les acteurs concernés puissent appliquer les mesures de blocage sans délai.

Cependant, l’Arcom conservera un rôle de contrôle pour limiter les erreurs et le surblocage. Une décision judiciaire préalable restera nécessaire pour bloquer un site, et les titulaires des droits devront conserver les éléments permettant de démontrer qu’un service diffuse illégalement la compétition concernée.

Les prochaines étapes

Et maintenant ?

Le mécanisme automatisé n’est pas encore pleinement opérationnel, et la réforme doit encore être mise en œuvre. L’Arcom devra préciser les modalités techniques permettant son fonctionnement. Pour le moment, les blocages continuent de fonctionner selon le système existant.

La France s’inspire en partie de systèmes déjà déployés ailleurs en Europe, notamment du Piracy Shield italien. Cependant, la France veut conserver une supervision humaine par l’Arcom afin d’éviter qu’un système entièrement automatisé ne provoque trop de dommages collatéraux.

En conclusion, la France renforce sa lutte contre l’IPTV et le streaming sportif illégal avec l’adoption d’un système automatisé pour transmettre de nouvelles cibles pendant les matchs. Ce nouveau système devrait permettre de rendre plus difficile la stratégie des pirates et de protéger les droits des ayants droit.