Selon Libération, les associations et fondations françaises enregistrent un « véritable rebond » de la générosité publique en 2025, dans un contexte marqué par une pression financière croissante sur le secteur. Cette hausse, constatée malgré les difficultés économiques persistantes, contraste avec les tendances observées ces dernières années, où la générosité avait souvent reculé sous l’effet des crises successives.
Ce qu'il faut retenir
- Les dons aux associations et fondations ont connu un rebond significatif en 2025, selon Libération.
- Cette générosité survient malgré une pression financière accrue pesant sur le secteur.
- Les associations notent une évolution positive de la générosité publique, après plusieurs années de stagnation ou de baisse.
Un contexte économique toujours tendu pour les associations
Le secteur associatif français traverse une période difficile depuis plusieurs années. Entre la hausse des coûts de fonctionnement, la baisse des subventions publiques et la concurrence accrue pour les fonds privés, les structures peinent à équilibrer leurs budgets. Pourtant, 2025 marque un tournant, avec une reprise notable de la générosité individuelle et collective. Les associations saluent cette tendance, qu’elles qualifient de « surprenante » compte tenu du contexte.
Parmi les facteurs souvent cités pour expliquer cette dynamique, on retrouve une meilleure visibilité des causes soutenues, ainsi qu’une sensibilisation accrue du public à certaines urgences sociales ou environnementales. Les campagnes de communication des associations, souvent relayées par les réseaux sociaux, ont également joué un rôle clé dans cette mobilisation.
Les chiffres clés de la générosité en 2025
Les données disponibles, bien que partielles, confirment cette tendance. Selon les premières estimations de la Fondation pour la philanthropie, les dons privés auraient augmenté de 8 % en moyenne par rapport à 2024. Certaines grandes fondations, comme la Fondation de France ou Unicef France, rapportent des hausses encore plus marquées, comprises entre 10 % et 15 %. Ces chiffres restent à confirmer par les bilans définitifs, qui seront publiés d’ici la fin de l’année.
Les dons en ligne, en particulier, ont connu une progression notable, représentant désormais près de 40 % des contributions selon les associations interrogées. Cette digitalisation des dons facilite les contributions, même modestes, et permet une plus grande réactivité en cas d’urgence. Les montants moyens donnés restent stables, autour de 50 euros par donateur, mais la fréquence des contributions a, elle, augmenté.
« Cette hausse de la générosité est une bonne nouvelle pour le secteur, mais elle ne doit pas faire oublier les défis structurels qui persistent. »
— Une responsable d’une grande fondation interrogée par Libération
Les secteurs les plus soutenus en 2025
Les associations œuvrant dans les domaines de la santé, de l’urgence sociale et de l’environnement ont particulièrement bénéficié de cette dynamique. La crise sanitaire des années précédentes, puis les catastrophes naturelles récurrentes, ont renforcé la sensibilité du public à ces causes. Les associations comme Secours Populaire ou la Croix-Rouge ont ainsi enregistré des hausses de dons à deux chiffres.
À l’inverse, les structures culturelles ou éducatives, souvent moins médiatisées, peinent à tirer leur épingle du jeu. Leur dépendance aux subventions publiques et leur moindre visibilité en ligne expliquent en partie cette disparité. Les associations concernées appellent à un meilleur équilibre dans la répartition des dons, afin d’éviter un désengagement progressif de ces secteurs.
D’ici là, les associations comptent sur une mobilisation accrue à l’approche des fêtes de fin d’année, période traditionnellement forte pour les dons. Elles appellent également les pouvoirs publics à soutenir cette dynamique, notamment par des mesures fiscales incitatives, comme le maintien du dispositif du plafonnement des réductions d’impôts pour les dons aux associations.
En 2026, les dons aux associations ouvrent droit à une réduction d’impôt de 66 % du montant donné, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Pour les entreprises, le taux est de 60 %, avec un plafond de 0,5 % du chiffre d’affaires. Ces dispositifs restent inchangés par rapport à 2025, selon les dernières annonces du gouvernement.