La goélette scientifique française Tara, engagée dans une mission d’étude des coraux en lien avec le réchauffement climatique, a été victime d’une attaque de pirates dans la nuit du 20 août 2026 alors qu’elle était au mouillage près de la ville de Wewak, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. L’incident, qui s’est produit après près de trois mois de recherches fructueuses, a conduit au vol de matériel informatique et d’autres biens, sans que l’intégrité physique des membres de l’équipage ne soit menacée de manière grave. Selon Franceinfo – Sciences, l’attaque a été menée par une dizaine d’individus armés qui se sont introduits de force à bord du navire avant de s’enfuir après avoir menacé l’équipage.

Ce qu'il faut retenir

  • Une attaque de pirates a eu lieu dans la nuit du 20 août 2026 contre la goélette scientifique Tara, au large de Wewak en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
  • Une dizaine d’individus armés ont forcé l’entrée du navire, dérobé du matériel informatique et d’autres objets avant de prendre la fuite.
  • L’équipage, bien que menacé, n’a subi qu’une légère blessure ; tous sont désormais en sécurité.
  • La mission scientifique, lancée en décembre 2025 depuis Lorient, se poursuit vers les Palaos après cette attaque.
  • La Fondation Tara Océan a mis en place une cellule de soutien psychologique pour l’équipage.

Une expédition scientifique interrompue par la piraterie

Le navire Tara, parti de Lorient en décembre 2025 pour une expédition de dix-huit mois baptisée Tara Coral, avait pour objectif d’étudier les mécanismes de résistance de certains coraux face au réchauffement climatique. Après une escale à Wewak, où l’équipage collaborait avec des chercheurs locaux, l’attaque a interrompu temporairement les opérations. Selon nos confrères de Franceinfo – Sciences, les pirates se sont approchés à bord d’un bateau à moteur avant de forcer l’accès au navire, exigeant argent et objets de valeur sous la menace. Plusieurs équipements, dont des ordinateurs et du matériel scientifique, ont été emportés avant que les agresseurs ne prennent la fuite.

L’équipage indemne mais marqué par l’incident

Malgré l’intrusion et les menaces, l’équipage a pu être protégé, même si l’un de ses membres a subi une légère blessure durant l’incident. La Fondation Tara Océan a rapidement réagi en publiant un communiqué pour rassurer les familles, les partenaires et la communauté scientifique.

« Nous tenons à rassurer les familles et les proches de l’équipage, nos partenaires et notre communauté : tous les membres de l’équipage sont en sécurité et le navire poursuit sa route comme prévu », a déclaré Romain Troublé, directeur général de la Fondation Tara Océan.
Une cellule de soutien psychologique a par ailleurs été mise en place pour accompagner les membres de l’expédition.

Un contexte de piraterie récurrent dans la région

L’attaque survient dans une zone où la piraterie maritime reste un risque connu, notamment en raison de la proximité avec des routes commerciales et de l’activité de groupes criminels dans certaines parties de la Papouasie-Nouvelle-Guinée et des îles alentour. Franceinfo – Sciences souligne que, malgré cet incident, l’expédition Tara Coral avait jusqu’alors mené à bien près de trois mois de recherches scientifiques, en coopération avec les autorités locales et les communautés côtières. La goélette avait quitté Lorient avec pour mission d’étudier l’évolution des récifs coralliens sur plusieurs saisons, un enjeu crucial dans le contexte actuel de changement climatique.

La mission se poursuit vers les Palaos malgré l’incident

Après l’attaque, la goélette a repris sa route en direction des Palaos, un archipel de plus de 500 îles en Micronésie, qu’elle devait rallier dès le 27 août 2026. La Fondation Tara Océan a confirmé que l’expédition se poursuivait selon le calendrier prévu, avec pour objectif de poursuivre les recherches sur la résilience des écosystèmes coralliens. Romain Troublé a indiqué que « le navire poursuit sa route comme prévu », confirmant ainsi la résilience de l’opération malgré cet incident.

Et maintenant ?

L’enquête sur les circonstances de l’attaque devrait être menée par les autorités locales en Papouasie-Nouvelle-Guinée, en coordination avec les services diplomatiques français. Quant à la mission Tara Coral, elle devrait se poursuivre normalement, avec une attention renforcée portée à la sécurité de l’équipage lors des escales. La Fondation Tara Océan pourrait également évaluer les mesures de protection supplémentaires pour les prochaines expéditions dans des zones à risque.

Cette attaque rappelle les défis logistiques et sécuritaires auxquels sont confrontées les missions scientifiques en mer, notamment dans des régions où la piraterie reste une menace. La résilience de l’équipage et la poursuite de la mission illustrent cependant l’engagement des équipes de Tara Océan dans la recherche sur les océans, un enjeu majeur pour comprendre et préserver les écosystèmes marins face aux bouleversements climatiques.