En Corée du Sud, la guerre des écritures fait rage, selon Courrier International. Cette bataille pour la préservation de l'héritage culturel coréen se déroule dans le centre de Séoul, où le palais royal de la période Joseon, le Gyeongbokgung, attire chaque jour des visiteurs en nombre. Près de sa porte principale, Gwanghwamun, trône une gigantesque statue en bronze de Sejong le Grand, quatrième roi de la dynastie Joseon, qui aurait inventé le hangeul, le système de signes graphiques servant à transcrire le coréen.

C'est ainsi que les Coréens, qui transcrivaient jusque-là leur langue en idéogrammes chinois, acquirent leur propre écriture phonétique. Le 9 octobre, jour de la promulgation de la loi qui instaure le Hunminjeongeum, est célébrée la fête du Hangeul. Comme chaque année, des événements commémoratifs sont organisés dans tout le pays, selon nos confrères de Courrier International.

Ce qu'il faut retenir

  • La statue en bronze de Sejong le Grand se trouve près de la porte principale du palais royal de la période Joseon, le Gyeongbokgung.
  • Le hangeul, le système de signes graphiques servant à transcrire le coréen, a été inventé par Sejong le Grand.
  • Le 9 octobre est célébrée la fête du Hangeul, jour de la promulgation de la loi qui instaure le Hunminjeongeum.

Le contexte historique

Le hangeul a été créé au 15e siècle, sous le règne de Sejong le Grand, qui voulait créer un système d'écriture qui puisse être utilisé par tous les Coréens, quels que soient leur niveau social ou leur niveau d'éducation. Avant l'invention du hangeul, les Coréens utilisaient les idéogrammes chinois pour écrire leur langue, ce qui rendait l'accès à l'écriture très difficile pour les personnes non éduquées.

Le hangeul est considéré comme l'un des systèmes d'écriture les plus simples et les plus efficaces au monde, avec seulement 14 consonnes et 10 voyelles. Il est également très facile à apprendre, ce qui en fait un outil précieux pour la promotion de l'éducation et de la littératie en Corée du Sud.

La guerre des écritures

Malgré son importance culturelle et historique, le hangeul est menacé par la propagation de l'écriture latine, qui est de plus en plus utilisée en Corée du Sud, notamment par les jeunes générations. Selon Yi Dae-ro, le représentant de l'Association de la culture hangeul, « Notre mouvement est un mouvement d'indépendance linguistique ».

La Société du hangeul, un institut de recherche sur l'écriture coréenne, travaille à promouvoir l'utilisation du hangeul et à préserver son héritage culturel. Les bureaux de la Société se trouvent non loin de la statue de Sejong le Grand, symbole national de la Corée du Sud.

Et maintenant ?

La guerre des écritures en Corée du Sud est loin d'être terminée. Les défenseurs du hangeul doivent continuer à promouvoir son utilisation et à préserver son héritage culturel, face à la propagation de l'écriture latine. Le 9 octobre prochain, la fête du Hangeul sera célébrée à nouveau, et les Coréens seront invités à réfléchir sur l'importance de leur écriture nationale.

En conclusion, la guerre des écritures en Corée du Sud est un enjeu important pour la préservation de l'héritage culturel coréen. Il est essentiel que les Coréens continuent à promouvoir l'utilisation du hangeul et à préserver son héritage culturel, pour que les générations futures puissent continuer à utiliser et à apprécier cette écriture unique.