Le chef de la diplomatie hongroise, Peter Szijjarto, a annoncé que la Hongrie s'opposerait au 20e paquet de sanctions de l'Union européenne contre la Russie lors du Conseil des ministres des Affaires étrangères européens du 23 février. Cette décision fait suite à l'interruption des livraisons de pétrole russe à travers l'oléoduc Droujba, endommagé par des frappes russes selon l'Ukraine.
Un blocage décidé par la Hongrie
Peter Szijjarto a affirmé sur Facebook que la Hongrie bloquerait l'adoption de ces nouvelles sanctions européennes. Il a justifié cette position en soulignant que tant que les Ukrainiens n'autoriseraient pas les livraisons de pétrole vers la Hongrie, son pays s'opposerait à des décisions importantes pour eux.
Contexte des sanctions européennes
L'Union européenne a proposé ces nouvelles sanctions début février, visant le secteur bancaire et énergétique russes. Ces mesures font partie d'un ensemble de sanctions initiées depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022. Elles incluent des restrictions sur les exportations et importations vers la Russie, ainsi que l'activation de l'outil anticoercition de la Commission européenne.
Une situation complexe malgré les précédentes restrictions
Après l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, l'UE avait déjà imposé des interdictions sur la plupart des importations de pétrole russe, tout en exemptant temporairement l'oléoduc Droujba pour permettre aux pays d'Europe centrale de trouver des alternatives. Cependant, la Hongrie continue d'importer du pétrole russe malgré les attaques ukrainiennes répétées visant l'oléoduc.
Des discussions en cours au sein de l'UE
Les 27 États membres de l'UE doivent encore se mettre d'accord sur ces nouvelles sanctions avant leur mise en œuvre. Ces mesures visent à renforcer la pression sur la Russie en réponse à ses actions en Ukraine. La Hongrie, par son opposition, souligne les enjeux économiques et politiques complexes qui entourent la question des sanctions européennes contre la Russie.
Réactions et perspectives
Les réactions des autres pays membres de l'UE et les prochaines étapes des discussions seront cruciales pour l'évolution de cette situation. La décision de la Hongrie de bloquer ces sanctions souligne les divergences au sein de l'Union européenne sur la politique à adopter vis-à-vis de la Russie.
