Le philosophe Pierre-Henri Tavoillot, maître de conférences à Sorbonne Université et président du Collège de Philosophie, a analysé la montée de la violence politique et de l'autodéfense citoyenne, mettant en lumière la stratégie délibérée de certains politiciens. Selon lui, la France insoumise (LFI) adopte une stratégie de conflictualisation à tous les niveaux, des manifestations à l'Assemblée, pour exister et se faire entendre malgré sa minorité électorale.

Tavoillot souligne que cette stratégie, issue des références telles que Chantal Mouffe et Mark Bray, n'est ni fortuite ni accidentelle, mais délibérée. Il explique que pour LFI, l'enjeu est de devenir majoritaire médiatiquement en provoquant constamment des coups d'éclat. Cette approche vise à compenser la faiblesse électorale par une présence médiatique marquée.

La récente tragédie impliquant la mort de Quentin, un jeune militant identitaire lynché par des militants d'ultragauche, met en lumière l'ampleur de la violence politique dans le pays. Tavoillot considère que ce drame n'est que la conséquence logique d'une stratégie de confrontation permanente, choisie et revendiquée par LFI.

Cet épisode révélateur soulève des interrogations sur le niveau de violence politique et la nécessité de repenser les modes d'engagement et de dialogue dans une société démocratique. La conflictualisation comme stratégie politique pose des défis majeurs à la cohésion sociale et à la démocratie, menaçant la paix civile et l'État de droit.