Selon Franceinfo - Santé, la Ligue nationale contre le cancer a pour mission la prévention et la promotion des dépistages des cancers, l'accompagnement des personnes malades et de leurs proches. Dans ce contexte, l'association souhaite introduire le principe de précaution sanitaire dans la Constitution française pour empêcher, notamment, de voter des lois pouvant nuire à la santé, révèle France Inter mardi 14 juillet.
Le principe de précaution sanitaire existe, mais pas en tant que loi constitutionnelle. L'association plaide donc pour l'étendre dans la Constitution, comme cela est déjà le cas pour l'environnement. Actuellement, le principe de précaution inscrit dans la Constitution s'applique aux risques environnementaux. Il impose aux pouvoirs publics de ne pas attendre une certitude scientifique absolue avant d'agir lorsqu'il existe un risque plausible de dommages pour l'environnement.
Ce qu'il faut retenir
- La Ligue contre le cancer veut introduire le principe de précaution sanitaire dans la Constitution française.
- Ce principe existe déjà pour l'environnement, mais pas pour la santé.
- Le but est de protéger le droit de vivre dans un environnement favorable à la santé.
« L'objectif est de vouloir protéger le droit de vivre dans un environnement favorable à la santé », explique au micro de France Inter Philippe Bergerot, président de la Ligue contre le cancer. L'extension du principe de précaution est très importante, et ce d'autant qu'on a un peu l'impression que certains voudraient [le] réduire, selon lui.
Il prend le cas très concret de l'acétamipride, ce pesticide réintroduit par un amendement dans le projet de loi d'urgence agricole adopté au Sénat le 3 juillet dernier. Cette substance était déjà au cœur de la loi Duplomb et elle est soupçonnée par plusieurs experts d'être cancérigène. Avec ce nouveau principe de précaution sanitaire constitutionnel, cet amendement n'aurait probablement jamais vu le jour, selon la Ligue contre le cancer.
Les implications de cette décision
La Ligue contre le cancer veut ainsi réaffirmer la valeur de la parole scientifique. Elle souligne que, depuis plus d’un an, de nombreux médecins et chercheurs ont expliqué les dangers de l'acétamipride sans être entendus. « Il est temps de faire entrer ce principe dans la Constitution », conclut l'association.
En conclusion, la Ligue contre le cancer prend une initiative importante pour protéger la santé publique en proposant l'intégration du principe de précaution sanitaire dans la Constitution française. Il est essentiel de suivre les développements futurs pour voir comment cette proposition évoluera et quels seront ses effets potentiels sur la santé et l'environnement.