La nouvelle archevêque de Canterbury, Sarah Mullally, première femme à être devenue la cheffe spirituelle des anglicans, entame une visite de quatre jours à Rome et au Vatican. Elle sera reçue par le pape Léon XIV lors de son premier voyage à l'étranger depuis son intronisation il y a un mois. Cette rencontre historique intervient soixante ans après l'événement de 1966 entre l'archevêque Michael Ramsey et Paul VI, marquant la première rencontre de ce niveau depuis la création de l'Église d'Angleterre au XVIe siècle.
Ce qu'il faut retenir
- Sarah Mullally, première femme archevêque de Canterbury, rencontre le pape Léon XIV lors de son premier voyage à l'étranger depuis son intronisation.
- Les relations entre l'Église d'Angleterre et l'Église catholique se sont améliorées, malgré des désaccords persistants, notamment sur l'ordination des femmes.
- La visite de Sarah Mullally est perçue comme un moment important pour les droits des femmes au sein de l'Église.
Des avancées et des tensions
Les premières femmes évêques anglicanes ont été nommées aux États-Unis en 1989, et leur autorisation au sein de l'Église d'Angleterre en 2014 a suscité des débats. Contrairement à l'Église catholique, qui a rejeté l'idée de prêtres femmes, l'Église d'Angleterre a franchi cette étape. Les militantes des droits des femmes voient en la visite de Sarah Mullally une opportunité de faire évoluer les mentalités au Vatican.
Une rencontre cruciale
La rencontre entre Sarah Mullally et le pape Léon XIV intervient dans un contexte où les deux Églises font face à des défis communs tels que les questions sociales et les scandales de violences sexuelles. La nomination de Sarah Mullally a divisé la Communion anglicane, mais son représentant espère une réception respectueuse de la part du pape. Les deux leaders religieux doivent composer avec des enjeux sociétaux majeurs et des factions internes discordantes.