D'après nos confrères de BFM Business, la RATP a proposé une augmentation de la prime pour travail de samedi, passant de 10 euros brut à 30 euros brut en fin d'année. Cette mesure fait partie des négociations annuelles obligatoires (NAO) qui concernent les 45 000 salariés de l'Etablissement public, mais pas ses deux principales filiales.
« Il n'y a pas de mesure générale proposée dans le cadre des NAO (...) Les mesures qui sont soumises à accord salarial concernent les salariés RATP qui sont les plus exposés à des horaires et des jours de travail atypiques », a déclaré Jean Agulhon, DRH du groupe lors d'une conversation téléphonique avec la presse.
Ce qu'il faut retenir
- La prime pour travail de samedi passera de 10 euros brut à 30 euros brut en fin d'année.
- La prime de dimanche, de 51,46 euros brut, sera systématiquement payée dès le premier dimanche travaillé.
- Les mesures proposées concernent environ 17 000 personnes sur les 27 000 personnes que comptera l'EPIC fin 2026.
Les détails de la proposition
Si l'accord est accepté, la prime pour travail de samedi, créée en 2025 à hauteur de 10 euros brut, va ainsi être augmentée de 15 euros brut par samedi travaillé à partir du 1er juillet, puis de 5 euros brut supplémentaire à partir du 1er décembre, passant ainsi à 30 euros par samedi travaillé en fin d'année.
La revalorisation de la prime dimanche et jours fériés, de 51,46 euros brut, va être systématiquement payée dès le premier dimanche travaillé, au lieu de démarrer au bout de 12 dimanche travaillés. « Ces deux mesures concernent environ 17 000 personnes sur les 27 000 personnes que comptera l'EPIC fin 2026, une fois que les transferts de personnels des bus auront été terminés », a expliqué Jean Agulhon.
Les autres mesures proposées
La NAO ne s'applique ni à la filiale RATP DEV qui accueille « un peu moins de 30 000 personnes » essentiellement à l'étranger, ni les salariés de la nouvelle filiale RATP Cap développement, où sont progressivement transférés les salariés des lots de transport en commun ouverts à la concurrence remportés par la RATP (issus des bus franciliens).
Autres mesures proposées, la possibilité de capitaliser 15 jours par an dans un compte épargne temps au lieu de 12 jusqu'à présent, de monétiser 25 jours au lieu de 10, et enfin un transfert de certaines primes en salaires pour une partie des salariés statutaires qui améliorera in fine leur pension de retraite.
Les prochaines étapes
Les syndicats ont jusqu'au 24 mars pour se prononcer. Pour qu'il y ait accord, des syndicats représentant au moins 50% des salariés doivent se prononcer favorablement.
La décision des syndicats sera cruciale pour déterminer l'avenir des salariés de la RATP et les conditions de travail pour les week-ends.
