Le Tribunal des activités économiques (TAE) de Lyon a placé ce mardi en liquidation judiciaire la holding ACI, constituée après six années d'acquisitions frénétiques d'une trentaine d'entreprises industrielles, selon nos confrères de BFM Business. Cette décision a été annoncée par l'avocat de Philippe Rivière, co-fondateur de l'entreprise, qui a indiqué que son client entend faire appel de la liquidation.

Ce qu'il faut retenir

  • Le groupe ACI compte jusqu'à 1 450 salariés en France.
  • La holding ACI a été placée en liquidation judiciaire après six ans d'acquisitions frénétiques d'une trentaine d'entreprises industrielles.
  • Philippe Rivière, co-fondateur de l'entreprise, entend faire appel de la liquidation.
  • La plupart des filiales de l'entreprise ont déjà été vendues ou liquidées.

Philippe Rivière avait acheté compulsivement depuis la création d'ACI Group en 2019 des sites industriels et entreprises essentiellement dans la sous-traitance de pièces pour les industries aéronautiques, du nucléaire et de l'automobile. Selon nos confrères de BFM Business, il était accusé par les syndicats d'avoir "siphonné" au profit de sa holding les trésoreries de ses filiales. La justice pénale a ouvert une enquête pour abus de biens sociaux contre Philippe Rivière.

Et maintenant ?

Il est difficile de prédire ce qui va se passer ensuite, mais il est probable que la situation de l'entreprise se complexifie encore. La décision de faire appel de la liquidation pourrait prendre du temps et pourrait avoir des conséquences importantes pour l'entreprise et ses salariés. Il est à noter que la liquidation judiciaire ne signifie pas nécessairement la fin de l'entreprise, mais elle peut entraîner des difficultés importantes pour la continuité de l'activité.

En attendant, les syndicats continuent à déplorer que le président de l'entreprise n'ait pas été en mesure d'apporter les financements promis. « Le tribunal vient de prononcer la liquidation de la holding car, une fois encore, son président n'a pas été en mesure d'apporter les financements promis », a déclaré à l'AFP Samy Tabti, délégué syndical CGT.

Il est à espérer que la situation de l'entreprise se résoudra rapidement et que les salariés ne subiront pas de préjudice important.