Le 2 juin dernier, Donald Trump a signé un décret ouvrant la voie à un examen fédéral des modèles d'intelligence artificielle les plus avancés, jusqu'à 30 jours avant leur commercialisation, selon Le Figaro. Ce principe d'un examen, censé être volontaire, constitue un net virage pour l'administration Trump, qui était dominée auparavant par les adversaires de toute régulation, accusée de brider l'innovation face à la Chine.
Ce qu'il faut retenir
- Le contrôle de sécurité de l'intelligence artificielle voulu par Washington ne devrait viser que les modèles dits « fermés » d'OpenAI, de Google et d'Anthropic.
- Les modèles fermés restent hébergés sur les serveurs de leur concepteur, qui garde la main sur leur usage, sans en dévoiler la recette.
- Les modèles ouverts, quant à eux, peuvent être téléchargés et modifiés, ce qui peut les rendre vulnérables aux cyberattaques.
Le contexte
Le contrôle prévu par Washington serait réservé aux modèles « fermés », « dotés de capacités de pointe et présentant des risques pour la sécurité nationale », selon le média Axios. Des responsables de la Maison-Blanche ont présenté ce cadre confidentiel mardi lors d'une réunion avec OpenAI, Anthropic, Google, Meta, Microsoft et Nvidia.
Les entreprises qui collaborent avec l'administration « placent l'innovation, la sécurité et la cyberdéfense américaines au premier rang », a répondu une porte-parole de la Maison-Blanche, Liz Huston, auprès du Wall Street Journal. Cependant, le cadre de sécurité ne sera toutefois pas rendu public, rapportent les médias américains.
Les implications
Le dispositif découle d'un décret signé le 2 juin par Donald Trump, qui a ouvert la voie à un examen fédéral des modèles les plus avancés, jusqu'à 30 jours avant leur commercialisation. Ce principe d'un examen, censé être volontaire, constitue un net virage pour l'administration Trump : elle était dominée auparavant par les adversaires de toute régulation, accusée de brider l'innovation face à la Chine.
Fin juin, plusieurs observateurs estimaient qu'un tour de vis américain rendrait plus attractifs les modèles ouverts et peu coûteux, comme ceux de DeepSeek, pour des clients étrangers soucieux d'éviter toute dépendance à Washington. Anthropic, contraint en juin par Washington de couper l'accès à deux de ses modèles, plaidait alors pour une « régulation forte », mais « appliquée également à tous les développeurs de modèles de pointe ».
La question de la régulation de l'intelligence artificielle est donc plus que jamais d'actualité, et les entreprises ainsi que les gouvernements doivent prendre des mesures pour assurer la sécurité et la confiance dans ces technologies. Le contrôle des modèles « fermés » est une étape importante dans ce processus, mais il faudra continuer à suivre de près les développements dans ce domaine pour assurer que les risques potentiels soient minimisés.