Alors que les Français sont nombreux sur les routes en ces week-ends prolongés du mois de mai, il est temps de se souvenir d'un objet qui disparaît peu à peu dans les voitures : les cartes routières. Selon Franceinfo - Culture, il y a quelques années encore, on ne pouvait pas compter sur une voix pour nous guider dans notre voiture – la voix du GPS, évidemment.
Pendant des décennies, celles et ceux qui voulaient prendre la route devaient se repérer sur ces cartes qui, effectivement, disparaissent peu à peu. Michelin en vendait vingt millions par an dans les années 90 contre un peu plus d’un million aujourd’hui, comme le rapporte Franceinfo - Culture.
La première carte routière destinée au grand public est sortie en 1910. Trois ans plus tard, tout le territoire était couvert par Michelin, avec les mêmes couleurs, à la même échelle qu’on connaît aujourd’hui.
Ce qu'il faut retenir
- Les cartes routières ont commencé à disparaître dans les voitures avec l'apparition du GPS.
- Michelin vendait vingt millions de cartes par an dans les années 90 contre un peu plus d’un million aujourd’hui.
- La première carte routière destinée au grand public est sortie en 1910.
- Tout le territoire était couvert par Michelin en 1913.
Le développement des cartes routières et la transformation du pays
Évidemment, c'était intéressé de la part de Michelin, qui voulait vendre des pneus et donc inciter les automobilistes à voyager. Mais on comprend aussi qu’à l’époque, les routes françaises n’étaient pas faites pour voyager en voiture, justement : il n’y avait pratiquement pas de panneau, pas d’indication des dangers, même les noms des villes n’apparaissaient pas.
Le livre raconte le lobbying incroyable de Michelin pour obtenir une réaction des autorités. Et il y eut effectivement un effet d’entraînement entre le développement des cartes, le développement de l’automobile et le développement de la signalisation routière qui a transformé le pays.
Le travail colossal des cartographes
Le livre détaille aussi le travail colossal des cartographes, qui a une époque dessinait les cartes à la main, chaque route était tracée à la plume. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, évidemment, mais il reste tout le travail de documentation.
On découvre comment ils parviennent à suivre et même à anticiper l’évolution des routes, c’est tout un réseau d’information qui est mobilisé. Mais ils doivent aussi surveiller les villes, les forêts, les voies de chemin de fer, tout ce qui est représenté sur ces cartes.
Et maintenant ?
Alors que les cartes routières disparaissent peu à peu, il est temps de les révisiter et de les utiliser au moins pour le plaisir, selon Jean-Claude Raspiengeas, auteur du livre « La France à la carte ». Car contrairement au GPS, les cartes n’indiquent pas seulement une route à suivre, elles indiquent toutes les routes possibles. Autrement dit, « ouvrir une carte, c’est déjà voyager ».
Il reste à voir si les cartes routières pourront résister à l'ère du GPS et du smartphone, mais il est clair que leur valeur patrimoniale et documentaire est intacte.
C'est en raison de l'apparition du GPS et des smartphones, qui ont simplifié la navigation.
Par Remi Bostsarron, rédacteur chez Franceinfo - Culture, le 24 mai 2026.