La diplomatie russe a condamné jeudi 6 août l'arrêté d'expulsion pris par la France contre la chroniqueuse russe pro-Kremlin Xenia Fedorova, qualifiant cette décision de "persécution politique". Selon BMF - International, la diplomatie russe a dénoncé cette mesure comme étant "incompatible avec la rhétorique en France concernant son attachement aux principes de la liberté d'expression".
Ce qu'il faut retenir
- La France a pris un arrêté d'expulsion contre Xenia Fedorova, accusée d'être un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes.
- La diplomatie russe a condamné cette décision, la qualifiant de "persécution politique".
- Xenia Fedorova est une chroniqueuse russe pro-Kremlin qui intervient dans plusieurs médias français.
- Elle a indiqué se trouver à l'étranger et n'avoir l'intention de revenir en France "que lorsque ces mesures auront été suspendues ou annulées".
Le contexte de l'affaire
Xenia Fedorova, qui intervient dans plusieurs médias français, est accusée par la France d'être un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes pour "déstabiliser l'ordre public" en France. Elle a fait l'objet fin juillet d'arrêtés d'expulsion et de gel de ses avoirs. Le porte-parole adjoint de la diplomatie russe, Alexeï Fadeïev, a estimé que "de telles actions sont incompatibles avec la rhétorique en France concernant son attachement aux principes de la liberté d'expression".
Il a également critiqué "l'acharnement des dirigeants français à attribuer une origine russe à tous les problèmes du pays". Xenia Fedorova s'est défendue en disant que son "comportement (...) consiste à vivre en France depuis près de dix ans dans le respect de la loi, à payer mes impôts, mais aussi à avoir une opinion et à l'exprimer dans le cadre de mon travail de journaliste".
Les réactions des employeurs de Xenia Fedorova
Ses actuels employeurs, Canal+ et Lagardère, ont pour leur part dénoncé "une atteinte particulièrement grave à la liberté d'expression". Cette affaire soulève des questions sur la liberté d'expression et la désinformation, notamment dans le contexte de la campagne pour l'élection présidentielle en 2027.
En conclusion, l'affaire Xenia Fedorova met en lumière les tensions entre la France et la Russie, ainsi que les enjeux de la désinformation et de la liberté d'expression dans le contexte de la campagne électorale à venir.