Selon Franceinfo - Santé, un cas supposé de peste a été signalé dans la région sibérienne d'Irkoutsk, en Russie, faisant suite à la mort d'une jeune laborantine de 28 ans, Daria Shipilova, qui travaillait dans un laboratoire de maladies infectieuses. Les autorités russes ont confirmé la mort de la jeune femme, mais les informations partielles laissent planer des doutes sur la nature de la maladie.

La gouverneure de la région voisine a évoqué la mort de la jeune femme en parlant d'une « femme décédée de la peste dans la région d'Irkoutsk ». Cependant, deux jours plus tard, l'agence sanitaire russe a parlé de « pneumonie d'origine indéterminée », sans confirmer la présence de la peste. Les cas contacts ont été testés et ne présentent pas de pathologie dangereuse, selon l'agence.

Ce qu'il faut retenir

  • Un cas supposé de peste a été signalé dans la région sibérienne d'Irkoutsk, en Russie.
  • La jeune laborantine Daria Shipilova, 28 ans, est décédée d'une pneumonie inexpliquée.
  • Les autorités russes ont confirmé la mort, mais les informations partielles laissent planer des doutes sur la nature de la maladie.
  • Les États-Unis réclament des éclaircissements sur la situation.
  • L'Organisation mondiale de la santé juge le risque très faible pour la Russie et très faible pour l'Europe.

La situation en Russie

Les images postées sur les réseaux sociaux montrent des services hospitaliers fermés pour quarantaine, et la mère d'une jeune femme enceinte a expliqué qu'elle n'a pas pu entrer à la maternité avec elle. « On m'a dit que l'hôpital était en quarantaine, on ne m'a pas laissé entrer. On nous a parlé d'une maladie pire que le Covid, mortellement dangereuse », a-t-elle témoigné.

Le doute sur la nature de la maladie est entretenu par les États-Unis, qui réclament des éclaircissements. « Il est du devoir de la Russie de partager davantage d'informations avec le monde. C'est ce qu'elle devrait faire, c'est ce que nous espérons qu'elle fera. Plus nous en apprendrons sur ce qu'il s'est passé, mieux nous pourrons réagir », a déclaré Marco Rubio, secrétaire d'État des États-Unis.

Les réactions internationales

Donald Trump a proposé son aide à la Russie, une sorte de pression à laquelle le Kremlin ne répond pas. « C'est une bonne chose que des offres d'assistance mutuelle soient faites. Honnêtement, je n'ai pas entendu le président dire qu'il considérait cela comme un problème majeur pour la Russie », a réagi Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, la situation présente un risque faible pour la Russie et très faible pour l'Europe. Les autorités russes assurent que la situation est sous contrôle, mais les doutes persistent.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer la nature de la maladie et les mesures à prendre pour prévenir sa propagation. Les États-Unis et l'Organisation mondiale de la santé surveillent de près la situation et attendent des éclaircissements de la part de la Russie. La date du 15 octobre a été fixée pour une réunion d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé pour discuter de la situation.

En conclusion, la situation en Russie reste incertaine, et les doutes sur la nature de la maladie persistent. Les prochaines semaines seront déterminantes pour déterminer les mesures à prendre pour prévenir sa propagation.